Le lien entre alimentation et cancer donne lieu à des débats et des controverses sans fin, au point que les malades ne savent plus à quel saint se vouer. Nous avons cherché à faire le point sur différents sujets auprès de Serge Hercberg, directeur de recherche à l’Inserm, professeur de nutrition à l’Université de médecine de Paris 13, et coordinateur de l'étude Nutrinet.

"Qui a déjà vu une cicatrice de mastectomie?" interroge Dominique Gros, sénologue. Il y aurait environ 250.000 femmes en France qui vivent avec un sein en moins. Seules 15% des patientes passent par une reconstruction mammaire... à la grande surprise de leur entourage. Faut-il diffuser des images de ces seins coupés? Pour certains, une telle vision est insoutenable, atteinte à la féminité, rappel du cancer... Pour d'autres, il faut montrer ces cicatrices pour "guérir le regard" portée par la société sur la féminité.

Comment vivre l'après cancer? Peut-on tourner la page et reprendre le cours d'une existence ordinaire, ou se vit-on comme en sursis, entre deux contrôles? Maryse Vaillant, psychologue et auteur de Une année singulière (Albin Michel 2008), un ouvrage relatant son "voyage solitaire vers le cancer", dialogue avec Stéphanie Honoré, éditrice, journaliste et elle-même auteur de Cancer du sein: l'annonce, le traitement, la rémission, (Seuil 2005).

Dominique Gros, sénologue à Strasbourg, s'interroge sur la "culture du ruban rose", qui s'illustre ce mois-ci dans les courses et autres manifestations contre le cancer du sein. D'un côté, il salue cet élan de solidarité féminine; de l'autre, il pointe les dérives marketing qui entourent cette cause.

L’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a rendu le 15 octobre son avis sur les expositions aux radiofréquences. Deux grands enseignements sont à en tirer : à ce jour, il n’existe pas de preuve suffisante pour montrer le caractère nuisible des radiofréquences sur la santé; néanmoins, un certain nombre d’études expérimentales mettent en avant des effets sur les fonctions cellulaires.

La perte de poids pendant un traitement est un facteur aggravant : à pathologie égale, un patient dénutri a un risque de mortalité plus important qu’un patient non dénutri, nous explique le Docteur Sami Antoun de l’Institut Gustave Roussy. A partir de quand parle-t-on de dénutrition du patient ? Quelles sont les solutions ? Un entretien qui fait le point sur un sujet crucial, la dénutrition.

Annie Thébaud-Mony dénonce les cancers professionnels

Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm, directrice du réseau Giscop 93 (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels) dénonce la sous-déclaration des cancers professionnels. Mauvaise volonté des industriels, manque de données, complexités administratives, autant de raisons qui expliquent selon elle le silence autour de ce problème de santé publique.

Le cancer progresse chez les ados. Une croissance lente mais régulière de l’ordre de 1% par an, selon le Professeur André Baruchel, hématologue pédiatre. Un constat dressé lors de la table ronde « Cancer et Adolescents »,  organisée  lors de la première édition des rencontres annuelles de l’INCa, le 7 octobre dernier.

La fondatrice de l'association Vivre Avec est intervenue lors des premières rencontres annuelles de l'Inca, le 7 octobre dernier pour défendre la place du patient dans les processus de décision autour de sa maladie. Voici l'intégralité de son intervention: "Comment le patient peut-il de nouveau se projeter dans le processus de devenir après sa maladie?


Les ouvriers, âgés de 30 à 65 ans, ont deux fois plus de risque de mourir d’un cancer que les cadres ou les professions libérales… Les inégalités sociales face à la maladie ne sont, certes pas, choses nouvelles, sauf qu’au lieu de diminuer, elles n’ont fait que se creuser.  Le cancer frappe donc plus les couches populaires et tue moins en haut de l’échelle sociale…