Nous avons eu la chance de rencontrer Bernard Giraudeau. Le comédien et écrivain, en prise avec la maladie depuis plusieurs années, revendique le statut de "malade actif". Dans la première partie de cet entretien vidéo, il explique comment la maladie l'a placé dans une optique d'éveil: éveil à soi-même, à la vie, aux autres.

Selon lui, une certaine acceptation de son sort est nécessaire, ce qui ne signifie pas pour autant que l'on doit s'y résigner: il faut au contraire agir, pour soi, pour les autres. Cela implique de vaincre ses peurs...

(Durée de la vidéo: 3 min09)

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Bientôt: deux nouvelles vidéos de Bernard Giraudeau.

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Commentaires : (73)

Portrait de Lisa HELENO

Je me sens concernée par cette maladie, d'une part parce que je l'ai eu il y a 10 ans, et parce que j'ai guérie je souhaite pouvoir aider d'autres personnes, et d'autre part, car elle a touchée ma famille proche : ma soeur, qui elle aussi a guérie, mais aussi ma tante, qui elle est décédée en octobre 2010, suite à un cancer généralisé...
et enfin, Bernard Giraudeau, avec qui j'avais commencé un projet...
Je souhaite encourager tous ceux qui sont affectés par la maladie, en effet, tout peut basculer en un instant, et cet instant est le moment d'estimer profondément sa vie. surtout continuer à avancer positivement, s'entourer d'amour, d'amitié...
"LA VIE SANS L'AMOUR C'EST LA MORT"

Alors accrochez-vous fort !
A bientôt

Lisa

Portrait de ROLANDUS2211

Selon lui, une certaine acceptation de son sort est nécessaire, ce qui ne signifie pas pour autant que l'on doit s'y résigner: il faut au contraire agir, pour soi, pour les autres. Cela implique de vaincre ses peurs...

Je reprends les termes de Bernard, pas de résignation, surtout pas, agir pour les autres, IMPERATIVEMENT, le reflet se fera tout seul pour soi, mais la peur ne sera jamais totalement vaincue, elle demeure dans notre corps et notre esprit, la peur du soulagement de la fin des souffrance,c'est toujours la fin d'une vie antérieure..

Portrait de mafranpon

Quel témoignage !!!
Quel ambassadeur pour nous qui avons la même maladie que lui !!!!
Quelle grande perte pour nous.
Bernard au revoir et merci pour vos merveilleuses paroles

Portrait de chris4

Bernard, votre départ m'a énormément touchée. Vous étiez talentueux, gentil, aimant et aimé de milliers de gens. Vous étiez surtout trop jeune pour quitter ce monde...Il y a un an et demi, mon fils Lucien vous a précédé, de la même saloperie de maladie que vous. Il m'a laissée dans un désespoir sans nom, et j'immagine la souffrance qui soit être celle des vôtres...On ne s'en remet pas, c'est trop horrible de voir partir ceux qu'on aime, sans pouvoir rien faire pour les retenir...Je vous souhaite un repos éternel, auprès de mes fils Lucien et de son petit frère Michel, qui l'avait précédé, fauché à 10 ans dans un accident de la route....Je souhaite beaucoup de courage à vos enfants , votre famille qui vous ont accompagné juqu'à la fin....Gros bisous à Anny Duperey que j'aime beaucoup comme actrice, et à vous , Bernard qui avez fini de souffrir...

Portrait de lortoo

Le départ de M. GIRAUDEAU ravive des souvenirs difficiles... mon papa, atteint du cancer de l'oesophage (détecté en décembre dernier), est décédé à 72 ans en avril dernier. Une seule chose à dire par rapport aux traitements chimiques qui détruisent aussi les cellules saines: n'hésitez pas à consulter un magnétiseur ou naturopathe qui, seul, sera capable de soulager les conséquences du traitement. Pour la radiothérapie, c'est le magnétiseur qui a pu enlever cette brûlure insupportable. Pour la chimio, cette personne peut également aider à éliminer les toxines des produits et ainsi empêcher le malade de trop maigrir, d'avoir des nausées trop fortes et de garder l'énergie.
La médecine classique ne peut pas à elle seule sauver le cancer. Il faut se faire aider par un accompagnement psychologique qui n'existe pas beaucoup dans les services d'oncologie, car la famille proche peut aussi s'épuiser dans ce combat.
Perdre un papa, c'est difficile, mais un papa qui souffre, c'est innaceptable.
En pensée avec la famille de M. GIRAUDEAU, je leur présente ma profonde sympathie.

Portrait de ALLARD33

Adieu Monsieur Giraudeau et MERCI pour vos paroles, vos actions, et d'avoir tenter de supprimer ce tabou contre le cancer. Mais il y a beaucoup à faire et vous êtes parti trop tôt. Vous m'avez bien aidé par vos interventions à me battre contre ce cancer du sein, découvert en 2003. Je suis comme ils disent en rémission. Mais chacun d'entre nous, cancer ou pas, est en rémission, alors, démystifions le poids de ce mot. Depuis, je vis intensément, comme si chaque jour est le dernier. Après chaque contrôle, réussi, je me récompense, en allant seule ou accompagnée, au restaurant. Je me félicite, m'encourage. Parfois, quand la peur est grande, je m'offre quelque chose d'inhabituel. Je me souviens, de ce jour, où nous tremblions, après le passage à la case hôpital, pour connaître les résultats, qui s'avéraient excellents, j'ai dit à mon conjoint, il faut que je fasse quelque chose d'inhabituel. Nous étions à Paris , il était 13 H, que n'avais-je jamais fait dans cette ville. Je voulais me rapprocher du ciel, pour me prouver qu'il ne me faisait pas peur. Une idée, me vient, allons manger à la tour Montparnasse. Nous étions habillés en décontracté, qu'importe l'opinion des autres, seul comptait ce moment intense. J'avais 2 amies qui avaient été touchées après moi par un cancer du sein. Je les ai aidées,accompagnées à l'hôpital,à différents examens. Une est en rémission l'autre a déclaré 2 autres cancers. Je suis près d'elle, je l'accompagne pas à pas, je partage son désespoir, ses doutes, ses espoirs. Nous ponctuons ces visites de contrôle, chimiothérapie, radiothérapie, par un petit repas sympa, promenades. Aujourd'hui, nous sommes en mode ESPOIR mais le 2 Août, je l'accompagne et c'est le jour J , celui qui nous dira les résultats de cette lutte, main dans la main. Quelque soit ce résultat, nous continuerons à nous battre main dans la main. Seul regret, c'est l'incapacité de l'administration à gérer les retours des malades, la mise en place d'aide financière et matérielle. Depuis plus d'un an, je me bats, pour que mon amie, ait ses aides. Seulement, maintenant, il y a une ébauche d'études d'aides. Elle a dû contester l'avis de la maison du handicap après avoir demander une aide il y a 2 ans. En effet, lors du dépôt du dossier, son incapacité à se mouvoir était moindre mais en 2 ans d'étude de dossier, son état s'est aggravé. Je réfléchis pour savoir comment pourrions nous aider ces malades, en tant que bénévoles, pour les décharger de ces démarches usantes ? Lundi, en accompagnant mon amie, pour une consultation à l'hôpital, dans la salle d'attente, il y avait une jeune femme, accompagnée de sa maman. Elle a 32 ans, suite à un cancer du sein, elle a subi une ablation de celui-ci. Elle voulait connaître le parcours de chacun, elle était paniquée. Nous essayions de lui apporter des notes d'espoir , en vain.Je comprenais son désespoir, si jeune, elle avait subi une atteinte à sa féminité. Que dire, je ne savais pas. Les personnes qui attendaient , sont parties et je suis restée là, car j'accompagnais mon amie. La jeune femme ne cessait de m'interroger, je répondais. Et, à un moment, je l'ai entendue dire à sa maman J'AI PEUR. Elle ressemblait à une petite fille et mon coeur s'est serré. Elle disait enfin ce qu'elle ressentait réellement. Sa maman lui a répondu MAIS NON TU NE DOIS PAS AVOIR PEUR. Je me suis souvenue combien ce genre de réponse m'énervait. J'ai dit MAIS C'EST NORMAL D'AVOIR PEUR, SI VOUS ETIEZ A SA PLACE,VOUS AURIEZ PEUR. MOI AUSSI, J'AI EU TRES PEUR. La jeune femme, enfin calmée, me dit MAIS VOUS ME COMPRENEZ. C'EST L'ATTENTE QUI ME FAIT PEUR. Je lui ai répondu MAIS MOI AUSSI QUAND J 'ATTENDS DES RESULTATS, J'AI PEUR ET A CE MOMENT LA JE NE SUIS PAS RATIONNELLE. Elle s'est assise calmée, quand le médecin l'a appelée elle m'a dit AU REVOIR ET MERCI. Il faut cesser de dire aux malades de ne pas voir peur, que cela va passer, que ce n'est rien. NON CE N 'EST PAS RIEN, ON NE SAIT PAS SI CELA VA GUERIR, C'EST NORMAL D'AVOIR PEUR. Il faut les comprendre et leur dire cela. C'est je pense, la meilleure aide.

Portrait de yvan

Bonjour,
Le décès de Bernard Giraudeau m'a beaucoup touché, je ne pensais pas que le stade de sa maladie était si avancé. Il était tellement rayonnant avec son sourire ravageur et son humour qui fait mouche notamment dans ses dernières apparitions télé. Au cinéma, artiste complet, avec une sacré gueule, il était très largement au-dessus des gus que l'on voit aujourd'hui mais bon c'est un autre sujet.
Il est évident que pour ceux qui sont/ont été touchés par cette maladie cela réveille des choses pas agréables. J'ai perdu ma mère (tumeur cérébrale)puis mon père d'un cancer (poumon) en 4 ans, mon père est parti il y a 4 mois. Les choses ont mal tourné pour nous mais il ne faut pas perdre espoir. C'est dur pour les malades, c'est dur pour les proches, c'est dur de continuer à donner un sens à sa vie mais il ne faut pas baisser les bras. J'ai une tante qui se traîne un cancer depuis 20 ans et elle est toujours parmi nous, fait son train-train et a la pèche. Bernard Giraudeau disait chez Mireille Dumas qu'il faut s'attaquer aux causes de la maladie et il a raison. On nous parle de stress, d'une mauvaise alimentation, de facteurs environnementaux négatifs ... Si ça continue cela va être la faute de Domenech... Y'en a marre de tout ce flou artistique qui sert je ne sais qui, je ne sais quoi. Comment prévenir à temps la maladie, de manière à ce que tout ne s'emballe pas si vite? Qu'est-ce qui fait que des mauvaises choses se déclenchent à un moment ou à un autre dans une vie?
Je souhaite beaucoup de courage et de volonté pour s'en sortir à tous ceux et celles qui sont concernés par cette saloperie, désole j'ai pas d'autres mots. Si cela devait m'arriver, je me battrai jusqu'au bout comme mes parents l'ont fait.
Merci Bernard pour tout ce que tu nous as apporté.
G

Portrait de TCHOUPI27

Merci à Bernard Giraudeau pour ses témoignages. Je suis aujourd'hui "en rémission" comme ce terme est étrange. On a l'impression de ne plus être dans la maladie mais malgré tout la fatigue liée à ces derniers mois passés dans les hôpitaux est toujours présente. Je pensais "vite, vite je vais reprendre le travail dès que tout ça sera terminé...". Non ! aujourd'hui je me pose et je comprends que j'ai beaucoup donné depuis 30 ans et surtout depuis ces dix dernières années avec des horaires lourds enchaînant les jours et les nuits "pour joindre les deux bouts"... Je ne veux plus de cette vie là. Et je n'en prends conscience que depuis peu. Ce témoignage et cette fin si douloureuse (depuis toujours j'étais une grande admiratrice de l'acteur puis de l'homme) me confortent dans cette voie là.
Ce que je voulais tout de même dire c'est que j'ai trouvé à l'hôpital un univers froid, avec aucune place pour la chaleur humaine ou l'empathie ; pour ce qui est de mes angoisses, je me débrouille toute seule. Au quotidien c'est la bagarre en permanence avec les assurances des crédits qui "ne recoivent jamais les papier", la sortie de l'hôpital quand on peut à peine marcher donc inutile de parler se préparer les repas. En un quotidien difficile.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage.
Encore un grand merci à Mr Giraudeau.

Portrait de davarend colette

je suis triste comme nous tous de devoir dire adieu a un homme tellement talentueux, généreux,
comme il l'a dit si joliment il a fait comme la jeanne d'arc il est rentré au port...il a d'ailleurs quitté le port le navire et tout le reste trop jeune ce" crabe " va t il tous nous dévorer??IL va vraiment falloir que ça bouge c'est une véritable épidémie !!je suis en rémission depuis 6 mos et quand j'apprends la mort de quelqu'un encore par le cancer forcément on n'est jamais tranquille je garde le moral malgré tout la vie continue jusqu'à quand je n'y pense plus je fais comme nous tous j'avance sans trop y penser
je pense tres fort a la famille de bernard gireaudeau et de sa peine a perdre un papa un mari un ami tel que lui mais pour sa mémoire gardons tous l'espoir!!bon voyage a lui et belle mer pour l'éternité il aura laissé de très belles paroles pour tous les malades et ce site également merci merci colette

Portrait de marnofred

Ma mère est décédé d'un cancer il y a 4 mois, un cancer généralisé qui lui a gâcher 5 ans de sa vie, jusqu'à ce départ, départ douloureux forcement pour elle, et aussi pour sa famille.
Elle n'avait que 55 ans et je comprends totalement ce que veut dire Mr Giraudeau quand il parle de l'acceptation pour le malade.
En effet nous sommes tous destiné à partir, en effet le stress est contre-productif, il m'est surement facile de tenir ses propos n'étant pas ateint moi-même par ce mal, mais pour avoir suivi ma mère à chaque moment de son traitement, j'ai pu constater à quel point son anxiété était néfaste.
Je voulais dire aussi qu'on peut en guérir et qu'il faut garder espoir.
Ce témoignage et pour ma mère, pour Mr Giraudeau qui pour plein d'autre raison que sa maladie, était un humaniste, et pour tout les malades actuels, pour leur dire à quel point, aujourd'hui je me sens proche d'eux, symboliquement, inutilement diront certains, mais cette épreuve ma ouvert les yeux sur la solitude de chacun devant ce mal et parfois un mot, un regard change beaucoup de chose.

Merci à vous pour la création de ce site

Portrait de la grenouille

Un grand homme plein d'humilité est parti, adieu l'artiste. Il a su banaliser cette maladie qu'est le cancer, un modéle pour certain, il a terminé son combat mais pour d'autres il continu le plus difficile est de ne pas savoir combien de temps. Le temps nous pousse, et on se fixe des objectifs. un jour quelqu'un m'a dit on ne se bat pas contre mais on fait face avec, au fils du temps j'ai accepté ces paroles et je les ai comprises, je mêne mon combat depuis 2001. La semaine dernière mon moral en a pris un coup j'ai perdu une amie qui a lutté avec courage pendant 8 années et Monsieur GIRAUDEAU que je ne connaîssais qu'à travers les médias, mais qui partageait la même chose que moi et beaucoup d'autres.
J'ai une rage de vivre et je pense que c'est ce qui me fait avancer.

Portrait de seemeto40

L'Adieu

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends... 

Guillaume Apollinaire. 

Bernard giraudeau a parlé de la maladie tabou : le cancer et pour cela je remercie son ouverture aux autres afin de nous aider nous les vivants en sursis comme le disait Coluche je crois...condoléances à sa famille et proches.

Portrait de chris4

Aurevoir Bernard! oui au revoir car je sais que nous nous reverrons un jour, je l'espère tellement....J'ai perdu mon fils atteint de la même maladie, mais au foie, et j'ai vu jour après jour sa souffrance, son angoisse, pourtant il faisait bonne figure, car comme vous il acceptait son mal mais ne renonçait pas à la vie qu'il aimait par-dessus tout. Il m'a quittée le 19/12/2008, et depuis ce jour je suis une révoltée, j'ai une colère noire contre le corps médical qui n'a pas diagnostiqué à temps l'origine du mal, qui l'a soigné pour tout autre chose, et l'a laissé s'affaiblir de mois en mois....
Je regrette sincèrement de ne pas avoir connu avant "la maison du cancer" où les malades sont très bien accompagnés, ce qui a manqué cruellement à mon enfant...

Portrait de coline

La Maison du Cancer, découvert par le biais de Bernard Gireaudeau, sera sans aucun doute un prolongement fondamental de sa lutte et de son approche de la maladie. Il est rare de voir un être humain maîtriser aussi positivement une maladie qui fait des ravages et terrorise chacun de nous. Son passage sur Terre a eu et aura beaucoup plus d'impact qu'il ne l'aurait sans doute imaginé - que grâce lui soit rendu pour cela.
Ma belle-soeur de 55 ans combat depuis 2 ans un cancer des ovaires, ses chances sont minces, elle se bat mais est terrifiée ! Je souhaite que votre site et l'attitude exemplaire de M. Giraudeau puissent l'aider à gérer sa panique face à l'issue potentielle que peut être la mort.
J'adresse par ailleurs mes chaleureuses condoléances à la compagne actuelle de M. Gireaudeau, à son ex-compagne A. Duperey et à ses enfants. Il est parti entouré d'un immense amour, il en avait confiance et a eu à ce titre une chance énorme. Que Dieu veille sur lui.

Portrait de patmaz

Je regardais l'émission hier soir en homage à Bernard Giraudeau et j'ai découvert votre site. Mon père est décédé en aout 2007 des suites d'un cancer qui a commencé au niveau de l'estomac et qui a progressé en 6 mois! Une amie a un cancer des poumons bien avancé, une autre est enfin guérie d'un cancer du sein et un sur un rein, et un ami qui a été opéré d'un cancer du testicule mais il a des ramifications dans l'abdomen. Apparament, aucun organe vital n'est touché. Il supporte très mal sa chimio et en plus il a ses mains qui enflent et il a du mal à attraper les choses et faire les gestes simples de la vie courante. J'ai vraiment peur pour lui et pour l'avenir de sa femme et de ses 2 enfants. J'aurais besoin d'être rassurée, merci.

Portrait de 16catmusic

Accepter sans se résigner : le cancer rend fort, il nous fait découvrir en nous des forces inconnues.
Car il faut être fort pour lutter et (espérer) vaincre, mais fort aussi pour son entourage.
L'annonce d'un cancer fait toujours l'effet d'une bombe, déstabilise tout et tout le monde, surtout s'il y a eu des précédents dans la famille ou l'entourage proche... mais qui, aujourd'hui, peut se targuer de n'avoir jamais côtoyé une personne concernée ? quelle famille peut se vanter qu'aucun de ses membres n'ait jamais été atteint ?
En tant que malade, le cancer fait partie de notre vie quotidienne, mais il va de plus en plus faire partie de la vie quotidienne de tout un chacun, et il va donc falloir apprendre à l'accepter, j'allais dire "l'apprivoiser", car quelque part, il renvoie à l'histoire du Petit Prince.
Et je rejoins complètement Bernard Giraudeau : il faut accepter, apprendre à vivre avec sa maladie, mais en aucun cas se résigner : il reste tellement de choses à vivre, à apprendre, à découvrir, tellement d'êtres à aimer, tellement d'amour à donner et à recevoir !
Jusqu'au dernier souffle, on doit vivre, pleinement, totalement, sinon notre vie aura été vaine, vide, triste.
Bien sûr, la mort arrivera, un jour, mais le plus tard possible, et je suis intimement persuadée que quelque soit le délai qui nous est imparti, nous seuls avons le pouvoir de le faire durer une seconde ou une éternité !

Portrait de patricia molla

bonjour je vie l'enfer avec mon mari atteind d'un cancer du pancreas methastase aux foie et maintenant sur les os il vient de rentrer a l'oospital pour une enorme infection de sont portacath et cest la premiere fois q'uime demande de mourir il faut vout dire quils l'on laisser 2 jours sans morphines ils avait tout le protocole mais il a fallu ue je fasse intervenir mon medecin pour quil bouge je trouve sa degeulasse comment peut faire cela a une personne qui souffre la colere de mon impuissanse envers l'ospital je ne cest pas si quelqun a passer par la mais je vous assure que vous avez envie de les frapper ou pire encore voila il fallaie que j'en parle

Portrait de foietta

Bonjour, Je me suis rendue plusieurs fois sur votre site et j'avais envie de dire à Monsieur Giraudeau que sa maladie il ne l'avait pas créée comme il semblait le penser. Qu'il ne devait pas penser à cela en raison de tout le bonheur qu'il nous avait donné en temps que comédien et tout le soutien qu'il pouvait nous apporter en parlant de sa maladie. Je suis arrivée trop tard car j'étais en combat avec celle de mon mari parti lui aussi la semaine dernière d'un cancer du poumon qui s'est généralisé.
Je voudrais dire aux personnes qui souffrent et qui accompagnent ceux qui souffrent de continuer de se battre. Pour ma part je vais continuer le combat en envoyant un courrier aux médecins qui ont soigné mon époux d'oser, de banir les protocoles qui enferment les malades alors que la maladie est différente chez les individus et qu'ils réagissent différemment. On a diagnostiqué un cancer du poumon avec une métastase osseuse il y a un an et demi. Après l'ablation de la métastase osseuse, le cancer s'est généralisé. Les médecins n'ont pas voulu m'écouter lorsque je leur disais que cela devenait lymphatique. Ils ont continué à soigner le poumon en oubliant le système lymphatique qui n'a pas du tout la même chimio. Je vais donc leur rappeler d'écouter un peu plus leur patient, d'aller au plus loin dans leur diagnostic (l'hôpital où était traité mon époux n'avait pas d'oncologue, et les médecins suivaient strictement le protocole, ils n'ont pas été chercher plus loin alors que je leur pointais du doigt les faits). Si cela peut sauver quelques personnes :
Encore courage à tous, luttez, ne baissez pas les bras et Salut l'artiste:

Portrait de sylvia76

Il a fallu le départ de ce grand acteur pour que je connaisse votre site. Je viens de perdre il y a un mois l'homme de ma vie à 54 ans d'un cancer de l'estomac qui s'est généralisé. Il est parti en 4 mois.
Les hopitaux et cliniques devraient passer les vidéos de Bernard Giraudeau aux familles et aux malades. Il apporte beaucoup dans ses commentaires, ses réalités, la vie à l'hôpital. Sur cette saloperie qui est le cancer quel qu'il soit.
Par contre, je suis désespérée d'avoir perdu mon mari, j'ai été très entourée lors du décès par ma belle famille et de mon beau fils et depuis 1 mois seul mes amis très proches s'occupe de moi, prenne soin de moi car s'ils n'étaient pas là la tentative de le rejoindre est très proche. Et là cela me choque ce comportement. Je ne sais pas si d'autres personnes dans la même situation que moi le vive mais c'est dur. C'est vrai ils sont en peine mais moi sans être égoïste je suis réellement seule eux ils ont leur femme ou mari, leur vie de tous les jours.
J'habite en Seine Maritime et je m'aperçois que peu de structure ou associations existent pour nous soutenir après. Car il y le décès, l'inhumation, les papiers administratifs à gérer et après l'anéantissement de la personne.
J'ai l'impression depuis que mon mari est parti que le cancer est partout dans toutes les familles. Et il a raison de dire que dans les hôpitaux c'est la course, la folie manque de personnel. C'est dangereux pour nous. Plus de spécialistes, d'infirmières, d'aides soignants..... Ca fait peur.
Ce n'est pas sur notre gouvernement qu'il faut compter. Mais je réalise que tous les jours, les gens qui me cotoient et qui savent que j'ai perdu l'homme de ma vie me racontent que eux aussi ils vivent des cauchemars ou ils en ont vécus.
Je ne pense pas que l'on vive plus longtemps, aujourd'hui avec ce que je vis et vécu je confirm que c'est faux.
Mais pour finir le futur fait peur et nous ne vaincrons pas cette saloperie.
Bon courage a tous ceux qui vivent actuellement ou qui vont le vivre cette situation.
Sylvia

Portrait de mandoline

La vie continue, le combat aussi...

Il ne faut pas pleurer parce que cela n'est plus, il faut sourire parce que cela a été...

Haut les coeurs!

Portrait de Patch5372

J'aurais aimé rencontrer Bernard Giraudeau ..au Cinéma grand séducteur et dans la vie un immense humaniste... Je me souviens de deux émissions à la télévision où il évoquait son combat contre la maladie. Il était écouté en silence car chacun de ses mots étaient aussi simples que forts. Il redonnait espoir aux malades dans leurs combats. Il savait aussi apaiser pour dépasser certaines douleurs, difficultés de la vie.
Un grand Monsieur qui vivait à nos côtés, nous a quitté mais il restera dans nos pensées, dans nos coeurs comme une lumière nous procurant une belle énergie.
Merci à vous, Monsieur Bernard, pour vos leçons de vie, vos conseils.... Je me souviendrai toujours de votre dignité, votre courage, votre humanisme, votre écoute..etc... pensées à votre compagne, vos enfants et vos proches

Portrait de Lau - Paris -

MERCI MONSIEUR GIRAUDEAU

Mr Giraudeau, ce n'est pas seulement de magnifiques prunelles bleues et un superbe sourire...c'était (dur dur l'usage du passé) aussi un homme beau à l'intérieur.

AUTHENTIQUE, INTEGRE, SINCERE, PASSIONNE, DOUE D HUMOUR + INTELLIGENCE + EMPATHIE, une très belle personne en somme ! Un honnête homme au sens du XVIII ème siècle, un vrai GENTLEMAN !

Bravo pour ses combats contre le cancer, sa lutte aux côtés et avec La Maison du Cancer, avec les journalistes fondatrices du site.

Je l'ai toujours connu dans sa carrière cinématographique et à la télavision puisqu'il avait l'âge de mon papa. Malgré le chagrin lié à sa mort, il convient de se réjouir d'avoir pu connaitre un homme d'une telle humanité, et d'avoir pu écouter, grâce aux médias, ses propos si apaisants, altruistes et lucides.

Bravo Mr Giraudeau d'avoir mis votre notoriété et votre franc parler au service de la lutte contre le cancer pendant une décennie et courage pour tous les vôtres.

Portrait de GOASDOUE PATRICIA

ADIEU MR GIRAUDEAU.VOUS ETIEZ FORT ET VOUS AVIEZ DES PAROLES JUSTES.VOUS NE VOUS ETES PAS LAISSE ALLER BIEN AU CONTRAIRE VOUS AVEZ LUTTE CONTRE CETTE PU..N MALADIE QU EST LE CANCER.JE SUIS EN ADMIRATION ENVERS VOUS ET VOTRE LUTTE.MAIS MALHEUREUSEMENT LA MALADIE A GAGNE SON COMBAT CONTRE VOUS.TOUTE LA BRETAGNE VOUS PLEURE ET NE VOUS OUBLIERA JAMAIS.VOUS RESTEREZ UNE MERVEILLEUX ACTEUR-ECRIVAIN.J ADRESSE TOUTES MES SINCERES CONDOLEANCES A SES 2 ENFANTS AINSI QU A SA COMPAGNE ET A ANNY DUPEREY.BON VOYAGE BERNARD ET GARDE NOUS UNE PLACE A TES COTES QUAND NOTRE HEURE SERA VENUE.

Portrait de marie04

je suis triste , tellement triste! adieu mr giraudeau, je garde en moi le souvenir d'un homme ô combien courageux!!!!!vous en parliez si bien de cette pu......n de maladie ! merci merci mille fois pour toutes ces paroles!ciao bernard!

Portrait de cabanes veronique

Mr Giraudeau est parti trop jeune nouis les malades nous avons besoin de personnes comme vous.Quand j'ai appri que vous aviez cette maladie maudie sa ma fait mal car vous étiez un acteur que j'aimais beaucoup et que j'aimerai encore.Cela va faire 2ans fin aout que j'ai appri que j'avais le cancer et sa fait 2ans que sa dure j'ai 44ans aujourd"hui et j'ai 4enfants en bas age le cancer que j'ai c'est celui de landocol le col de luterus en octobre 2008 j'ai fait chimio radiotherapie et curietherapie en mars2009 j'ai appri que je devais me faire opéré des ovaires du col et de la vesie donc j'ai été opéré le 20 avril2009 on m'a fait un brickert pour les urines c'est un trou dans le ventre avec poche.Aout 2009 le cancer est revenue on s'en est apperçu en septembre 2009 rechimio une toute les 3 semaines la j'ai perdu mes cheveux enfin tous les effet secondaire de la chimio.Fin mars j'ai fait une aplasie apres une inssuffisance reinal aiguie maintenant je vie avec deux néfrostomie c'est une sonde urinaire a chaque rein et des poches au jambes.tout cela est très dur a vivre mais comme disait Mr Giraudeau faut la force et le moral pour le moment j'ai encore tout mais c'est dur auusi ppour mes filles la 1er a 13ans la 2eme a 11.25ans la 3eme a9ans et la 4eme a 7ans pour leur faire comprendre que la fatigue est la c'est pas évident.La j'ai appri qu'en septembre je repase au bloc pour changer les sondes mais la elles me disent pour faut toujour aller a l'hopital pour trouver les reponces je les est pas toujpur.COURRAGE A TOUS LES MALADE GARDER LE MORAL MEME SI C4EST TROP DUR ESSAYE DE METTRE LE NEGATIF EN POSITIF CEST CE QUE JE FAIS COURAGE A TOUS

Portrait de mandoline

Ciao Bernard! La mort n'est qu'une sieste qui a mal tourné, dit-on dans le Midi...Vous êtes resté lucide jusqu'au bout, et ça, c'est important.J'adhère complètement à votre vision de cette maladie,ayant affronté une leucémie dont je suis sortie,un miracle me dit l'hémato. Mais non, ce n'est pas un miracle car dès l'instant où le "verdict" m'a été annoncé,j'ai décidé de me battre et de vaincre. Un travail de dix ans où je n'ai jamais rien lâché, en ayant en ligne de mire la guérison.
Cette maladie m'a révélé bien des choses sur moi-même et sur la vie.Aller à l'essentiel, trouver des ressources (on en a des tonnes!),profiter de tous les petits bonheurs,se débarasser de l'inutile,remercier pour tous les petits dons du ciel,dire aux gens qu'on les aime,croire, donner , encore et encore, sourire à la vie...
Maintenant, à 56 ans, je suis "tirée d'affaire" et je me suis découvert récemment un don de guérison, je soulage par imposition des mains et je suis si heureuse...

Portrait de SIL54

Un grand homme qui est partie un de plus, le cancer encore le cancer , moi j'en un depuis fin 2006 et je mebat tout les jours j'ai un lymphome ganglionaires maladie de hodgkin type 3 je peut jurer de rien maispour l'instant c'est mo qui gagne et comme le disat Mr Giraudeau on est en surci car méme ci il me declare gérri dans deux ans je ne me concidererais pas guerri pour autant , mon combat c'est de vvre le mieux possible le plus longtemps possibe , les traitements lourds ne sont qu'une etape du cancer , ce qui contribu le plus au maintient en vie ou la remission c'est le malade lui méme a 70 pourcents . Les traitements lourds la medecine sont une aide indiscutable , mais le malade et sa famille font tout le boulot .
Bon courage a tous !!!!!!!!!!!!!!!!!

Portrait de Libellule

Bernard est mort, les bras m'en tombent de tristesse.

Portrait de RegB

Bonjour, une belle découverte que ce témoignage, clairvoyance, sérénité et intelligence, il me permet pour la première fois à mon tour en toute modestie de partager mon témoignage. J'ai compris avec le cancer à quel point j'étais vulnérable et forte à la fois, j'ai appris la patience et connu le monde hospitalier, j'ai eu la chance d'être bien entourée et très bien suivie, j'ai connu des personnes incertaines sur leur devenir, j'ai eu des proches décédés du cancer alors que moi je pouvais voir le bout du tunnel.
Je continue mon chemin avec plus de prudence, plus d'appréhension et de crainte, avec plus de lucidité et d'humilité. Chacun voit son essentiel, tout près et insignifiant parfois mais rassurant.
Merci Mr Bernard Giraudeau, la montagne est toujours aussi belle et reposante.

Reg

Portrait de Libellule

Bonsoir et merci, Bernard (si je peux me permettre), de nous donner la main car le cancer nous positionne tous sur la même ligne, celle d'un être vivant nu devant la mort, comme vous dites. J'ai appris beaucoup, j'ai envie de dire "grâce" à mon cancer. C'est peut-être pour moi une façon de me dire qu'il a été là pour quelque chose car il m'a enlevé de quoi faire un enfant. J'ai les larmes aux yeux de me retrouver sur ce site sur lequel je me suis inscrite il y a seulement quelques jours. Je me sens de nouveau en famille et vous m'avez manqué, vous tous qui savez ce que seuls savent ceux qui passent par ce chemin-là. Je vous envoie plein d'amour à tous.

Portrait de eve

bonjour

j'ai bcp aimé cette petite video Mr Giraudeau...
moi mon parcour à commencé en 2003 par un cancer du colon et suivie par 4 autres cancers ( rein ablation.ovairs.uterus, poumons, ) et depuis 2006 j'ai dis stop ! je ne veux plus de chimio, de rayons...car je pense tres sicerement que ces protocoles ne sont que des essais, pas de resultats sur du long terme et depuis je vais pas mieux mais pas moins aussi..donc je prend sur moi et depuis ma derniere operation de fin janvier 2010 ( radio frequence pulmonaire encore un nouveau truc ..) j'ai decider de ne plus subir de lourde operations comme dans le passé ( + de 12h00 en moyenne ) je me suis toujours battu pour ma fille et je peux vous dire que j'ai vu la mort de tres tres pres mais là STOP ma fille viens d'avoir 18 ans et moi plus envie de souffrir quand je vois les resultats..j'ai juste prolongé ma vie ça j'en suis certaine ..mais à quel prix ?..pour moi la vie n'a plus aucun sens, et je sais tres bien suite à bcp de recherche que j'arrive au bout .esperance de vie apres un cancer du colon...10 ans donc moi j'ai fait le calcul...
j"aimerai juste pouvoir echanger avec vous..sur ce sujet..

bonne chance a vous ...

Portrait de Canailloux

Merci Monsieur Giraudeau. Je me sens concernée par cette fichue maladie car j'ai perdu en Avril 2009 le papa de ma fille d'un lymphome de Burgithe (cancer des ganglions) à l'âge de 47 ans. Cette maladie tombe sur toute la famille sans crier gars. 1 an et demi de chimio avec ses haut et ses bas,être là à tout moment,chercher les réponses aux questions que les médecins ne veulent pas se confrontés pour ma part je les dérangeais mais pas grave!!! J'estime avoir le droit de savoir afin de pouvoir réconforter mon conjoint sans lui mentir mais lui cacher certaines choses qui aurait pu lui faire douter de la confiance qu'il avait en moi...Toujours ce battre contre des murs mais j'arrivais à les abattre!!! La seul chose que je n'ai pas pu avoir c'est le dessus de la maladie,toujours un temps d'avance sur nous et elle à fini par gagner au bout de 4 année de combat sans relâche ni répits.Tout ce qu'il me reste c'est notre fille âgée de 7 ans qui ne comprend pas pourquoi elle ne voit plus son papa même si elle sait où il est. Alors elle dit "Je vais tuer le bon dieu pour qu'il me rende mon papa" Elle compense le manque par la nourriture et entre dans une boulimie...Quelles gâchis et un autre combat pour nous deux!!!
Je vous souhaite bonne chance et courage pour la suite.Ne perdez pas espoir. Corinne 09.

Portrait de Didner Nicole

Chapeau bas Mr Giraudeau,enfin je trouve quelqu'un avec qui je suis du même avis.en 2005 a 47ans j'ai eu mon premier cancer au niveau du muscle du col de l'uterus (un sarcum )découvert par hasard suite plusieurs hémoragie apres une opération, chimio de prévention et radiothérapie.les medecin me disait etre confiant, dernier scanner en 2006.et départ pour la rémission,controle médical tous les six mois.juillet 2009 échographie de routine et vlan 2 masses suspect sur le foie (pourquoi plus de scanner depuis 2006 ?)2 tumeurs de très grosses tailles , grande opération urgente en septembre 2009 avec abblation de 25% du foie avec une surveillance plus strict scanner tous les 3 mois.
fin janvier 2010 scanner propre rien a signalé, scanner en mai 2010 et vlan 2 masses suspect j'ai été très affectée par cette nouvelle ainsi que pour mon mari et mes enfants,mais j'ai décidée de me battre jusqu'au bout pour eux et pour moi ,je subit actuellement une lourde chimio . On ma proposé de mettre un casque réfrigérant à moins 25°pour limité la perte des cheveux ,franchement rien a faire de perdre les cheveux sa c'est un détail qui peu très bien se corrigé,tous se que je demande c'est une guérison ,j'ai beaucoup de chance car j'ai un très grand soutien de la part de mon mari et de mes 2 filles ,moi ce qui m'énerve le plus se sont les médecins de devoir écouté leurs explications alors qu'il ne savent pas eux-mêmes encore comment battre cette maladie,moi j'aimerai qu'on me convoque et qu'on me dise venez demain ou après demain ont vous fait ça et ça et sans explications compliqués puisque pour les médecins nous ne sommes qu'un numéro qui a un cancer untel ou untel et voudrais juste évité de souffrir,la mort est devant la porte de tous avec un cancer ou une autre maladie ou dans la bonne santée , tous ce que l'ont peu faire nous qui avons un cancer c'est de ce battre pour tenir le plus longtemps possible en espérent de ne pas mourir par accident de la vie courante.Et moi ce qui me motive de me battre c'est que je n'ai plus besoin d'aller travailler et de pouvoir m'occuper comme je peu de mon mari, enfants et petits enfants que j'adore.

Portrait de lelette45

bonjour, merci mr giraudeau de votre temoignage et de votre soutien pour les femmes ont parle beaucoup du cancer du sein, mais pour moi le petit crabe a ete detecté il y a un peu plus de 3 ans dans mon nez, j'ai subit 4 exeres sur la narine droite plus de cloison nasal, s'en es suivi 30 seances de radiothérapie puis depuis janvier 2008 14 interventions pour reconstruire mon nez encore une a venir, mon parcours a été difficile subir les regards des gens ( contrairement au sein ca se voit) les reflextions dans la rue, pendant la radiotherapie mon mari est parti repeindre un studio a la montagne et il n'est jamais revenu. mais malgres tout j'ai toujours eu le moral meme avec humour je suis allez vers les autres, pris des cours de sophrologie, de peinture, d'art plastique, je sors beaucoup théatre, musée, cinema, je ne repond plus aux remarques dans la rue, je vis a 100 à l'heure malgres une grande fatigue je pense à une chanson de g;moustaki ( nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer) alors vive la vie en bonne santé de preférence;

Portrait de annemarie

merci, pour vos témoignages, j'ai une 1ère fois opté pour une opération du sein, un ganglion qui n'était pas cancéreux, mais qui nécessitait une surveillance tous les 6 mois,incapable de supporter l'attente du verdict, j'ai donc opté pour l'opération! mais le petit crabe n'en est pas resté là, il s'est aventuré sur le second sein, et il a bien fait son nid, car en sept 2009, le verdict est tombé cancer au sein droit. Si on devait me définir en partie, on dirait de moi que je suis fataliste, intuitive, dure... face à cette maladie on est plus rien...avec mon problème de poids important, je suis retrouvée à devoir passer des examens que ce dernier m'empêchait de faire, un IRM pensez donc ! je ne rentre pas dans la machine, le poids, la claustrophobie n'ont rien arrangé. Je pris conscience alors que ("les gros/grosses) ne peuvent pas se soigner comme ils le devraient!!!je clame haut fort, attention!! surveiller votre ligne mesdames!!!alarmée de ne pouvoir faire IRM, j'ai dit à mon chirurgien de m'oter le sein!!interloqué, il me dit que normalement dans mon cas ce n'est pas nécessaire, ablation de la tumeur, un ganglion témoin..mais je le voie perplexe!! heureusement, qu'il y a des gens formidables! mon radiologue habituel, me reçoit, et m'affirme qu'il va s'occuper de moi, et que je passerai dans cette machine, il m'est tout en route, je passe l'IRM , je sauve mon sein, tout c'est fait sous les 10 jours suivant y compris l'opération. inutile, de vous dire car vous le savez tous et toutes, les affres de la chimio et les 33 jours de radiothérapie, mais on fait des rencontres, et le 1er jour de radiothéraphie, une jeune femme, maquillée, coiffée, pimpante, anime une conversation dans la salle d'attente, alors me dit-elle ca va ? ici on fait une réunion tupperware aujourd'hui, demain ce sera un cours sur le jardin, en un mot on se remonte le moral!!! elle est fantastique....atteinte d'un cancer, elle est optimiste!! et nous rend le sourire, je la remercie.

tu es forte, courageuse...c'est dingue tu nous annonces ton cancer comme çà...combien de personnes ai-je pu leurrer?

les soins sont terminés, mes cheveux repoussent....pendant les 8 mois de maladie, je savais que j'avais un cancer mais je me sentais en sécurité dans le milieu hospitalier...maintenant je déprime, je réalise que je suis en sursis, j'ai 57 ans, la mort m'a frôlée...et si.....je m'accroche à des témoignages, je viens d'apprendre qu'une ancienne copine d'école à la maladie d'azeimer, et j'ai honte.... de ne pas me sentir a seule malade, elle a 57 ans comme moi, je suis malade, elle est malade, et cela me reconforte ! honteux n'est-ce pas?
je bouquine, me renseigne, et sans doute me faire suivre par un spy....
je voudrais apprendre à méditer, à travailler sur moi
, pour aller mieux...
je dois maintenant maigrir pour pouvoir enfin me faire opérer de mes genoux qui sont "hors circuit" maintenant peut être on va accepter de le faire, et je ne vais plus entendre des phrases telles que je cite "Mme des gens comme vous (mon poids) on les opére qui si il ont presque plus de chance de survie" les statistiques montrent qu'on pose des prothèses du genoux plus facilement à une personne de 70 ans qu'à une personne de 50 /57 ans.
pour avancer...faire ce qu'il me plaît, profiter,

je souhaite bon courage à ceux, celles qui me liront, à M.Giraudeau, j'espère acquérir sa sagesse, sa sérénité, avec la lecteur de ses bouquins, mon dieu quel chemin à parcourir..

Portrait de katelcat

Merci, pour votre témoignage mr Gireaudeau.
le 16 novembre dernier, un geste inhabituel conduisait ma main directement sur une tumeur si petite(5mm) qu'elle ne se voyait pas lors de la mammographie, mais une autre tumeur a peine plus grande et loin de la premiere progressait elle aussi. Quelle est cette petite voix au fond de moi qui tenait a me mettre en garde d'un danger si grand qui se développait trop rapidement? Ablation du sein, plus de chaine ganglionnaire, chimiothérapie, radiothérapie, 5 ans d'hormonothérapie sont les épreuves inscrites sur mon chemin de vie. Je suis juste reconnaissante car mon étoile? mon ange gardien? mon intuition? quelque chose en tout cas était la pour me prévenir. J'ai juste pris conscience d'une chose c'est que cette mort en moi me secouait et me ramenait a la vie, celle a laquelle je n'avais jamais cru vraiment, j'avais survécu toute mon existence, mais a présent je veux vivre. Les traitements sont lourds et souvent insupportables mais l'envie de vivre est plus grande et plus forte que tout. Je sais que tout cela était nécessaire pour me faire réaliser combien la vie est belle et précieuse et combien elle vaut la peine d'être vécue. La mort fait partie de la vie, une fois la mort acceptée, les peurs oubliées, on peut vivre enfin. Les traitements sont aussi quelque chose d'incroyable, avec la perte tout d'abord de ce sein puis la perte de mes cheveux, j'ai du laisser tomber tout ce qui est apparence et qui me servait de carapace, aller au fond au plus profond de moi, j'ai appris que toutes les personnes atteintes d'un cancer ne peuvent pas faire la même démarche et n'acceptent pas leur image.Mais il était important pour moi d'aller me chercher le plus loin possible, la ou la maladie me conduisait, ne plus me refuser á moi même et enfin apprendre a aimer l'être que je suis, apprendre a me sourire, et que le bonheur est la tous les jours dans les choses simples de la vie.

Portrait de petite soeur

Ce n'est pas un commentaire mais une question, lorsqu'on accompagne un proche comment doit-on réagir, se comporter, qu'attend-on de nous? je vais suivre ce site avec attention
Merci à vous !!

Portrait de davarend colette

De tous ces témoignages très émouvants j'en déduit que chacun réagit différemment mais j'ai opté moi aussi pour le méthode de méditation et du yoga 1 fois par semaine je profite de la vie autant que je peux et la maladie fût une épreuve une autre découverte de ce que peut être notre existence de vie, passage sur la planète nul ne reviens de ce voyage comme il est partit en tout cas ce n'est pas possible et Bernard giraudeau témoigne très bien de ceci merci a lui je l'aime depuis toujours son épreuve et son témoignage ne fait que renforcer l'admiration que j'avais déjà pour lui !!merci le jeanne d'arc est a st malo j'habite dinard petit clin d'oeil.... gardez la patate !!

Portrait de Michel31870

Un grand merci pour ces morceaux de vie, qui sont pareils à la mienne.
Martine M

Portrait de HELENOU

MERCI monsieur Giraudeau

Ce n est pas facile de vivre cela, ma mere est atteinte d un cancer du rein metastase aux os et je sais que c est dure pour elle mais egoistement ma soeur et moi ainsi que ses petits enfants sommes heureux de l avoir encore pres de nous avec sa chimio orale. Je sais que desfois elle en a marre de souffrir au quotidient mais elle se bat pour nous et je la trouve formidable; Continuez de vous battre pour votre famille, je sais c est plus facile a dire quand on est pas malade. chaques momments passes ensemble, on en profite un maximun.
On a appris a relativise et apprecie chaque instant de la vie.
helenou

Portrait de annikrolland@yahoo.fr

Bonjour, Monsieur Giraudeau, à toutes et à tous,

C'est avec un étrange mélange de tristesse et d'espoir, que je viens de parcourir les différents témoignages de malades ou de proches.
Je suis également atteinte d'un cancer, j'ai 50 ans, et suis soignée depuis 4 ans et demie. La maladie a débuté aux intestins, et métastasé aux poumons, au foie et, à l'ovaire. Bref, j'ai subi 5 interventions chirurgicales, dont 2 aux poumons, avec succès.
Radiothérapie, chimiothérapies, chirurgie sont à l'actualité de mon quotidien, depuis ces années. Je sais ce que "récidive" veut dire...La dernière date d'il y a un mois, de nouvelles lésions sont apparues aux poumons...Nouveau traitement de chimio, 7j/7, avec un système de pompe s'écoulant tout doucement.
Je suis cette thérapie chez moi, puisque, dès le début de la maladie, on m'a placé un porte-à-cath, permettant plus aisément les différentes chimios.

Je garde cependant le moral, et, je veux continuer à vivre pour ma famille, pour mon mari et pour ma fille de 25 ans, qui vient de terminer brillamment ses études.

Comme vous tous, j'ai encore tant de choses à faire sur cette terre...Le cancer devra donc s'en aller, me libérer... D'ailleurs, il n'est pas "mon" cancer... Vous me direz que ce n'est qu'une question de vocabulaire, cependant, il n'est pas à moi, et, il devra partir le plus rapidement possible.
Comme la plupart d'entre nous, le cancer m'a permis de me connaître, et de "reconnaître" mes vrais amis. Mais, cela est un autre débat.

Voilà, je souhaite beaucoup de courage à vous, Monsieur Giraudeau, ainsi qu' à toutes et tous, acteurs involontaires, de cette histoire. Il faut garder l'espoir, se battre, aimer la vie, et vivre dans l'amour des siens.

A bientôt, bonne soirée, profitez de chaque instant.

Annik

Portrait de mariechristine

bonjour
2009 cancer invasif de l utérus et en meme temps, maman avait un cancer du poumon ,elle est décédée le lendemain de ma dernière curithérapie ,je ne l'ai jamais quittée ,je l'ai accompagnée jusqu'au bout à tel point que je n'ai pas vécu mon cancer car je ne pensai qu'à elle ,jour et nuit j'étais à son chevet ,enfin de compte ,j'ai vraiment réalisé 3 mois aprés son décès que j'avais eu un cancer et là ,je me suis écroulée ,chagrin ,tristesse ,fatigue ,tout ce que j'avais refoulé pendant un an ,un an à la faire rire ,à la gater ,à la caliner à lui eviter toutes douleurs et angoisses ,la mort était là et je n'ai pas voulu la voir ,la veille du décés de maman ,elle était si belle ,je lui ai fait une manucure ,je l'ai changé et lui mis un pyjama de soie blanc ,je n'ai pas songé une seconde qu'elle allait partir ,je n'ai pas pensé une minute que je pouvais mourir car je n'envisageai pas de la laisser seule ,le jour
de son départ ,je n'étais pas déséspérée ,quand 3 mois aprés la déprime est arrivée j'ai cru que je pleurai son absence ,non c'est sur moi que je pleurai ,sur cette négation de moi ,sur cet oubli de moi pendant le lourd traitement.J'ai compris qu'il fallait que je m'approprie mon cancer pour ne plus avoir d'angoisse ,pour vivre

Portrait de Hubert Ledoux

Merci Bernard Giraudeau !
J'ai votre âge, je souffre d'un lymphome intermédaire de la zone du manteau; j'ai suivi un traitement de neuf mois qui s'est terminé par une autogreffe.
Comme Vous j'ai été très entouré et j'ai bénéficié d'une qualité de soins hors du commun au Centre hospitalier de Roubaix (service hémato clinique du docteur Isabelle Plantier).
Beaucoup m'ont dit : "Ecris tout ça; ça peut en aider d'autres"; j'ai commencé à trié 400 lettres, messages internet, cartes, dédicaces de livres...
Et lundi je tombe sur votre interview dans Libération.
Je n'aurai pas dit autre chose tant ce que vous décrivez témoigne de ce que j'ai vécu, de ce que vivent les malades.
J'ai décidé de ne rien écrire, me contentant d'un interview donné au billetin d'infos du service hémato de Roubaix.
Et je diffuse votre interview très largement, en citant les sources (je suis journaliste).
Rien à ajouter si ce n'est :
- ma profonde gratitude
- mes voeux à votre endroit et, selon mes convictions, l'assurance de ma prière et de ma proximité
- la mention de deux livres qui peuvent aider l'un ou l'autre : "Derniers fragments d'un long voyage" de Christine Singer, chez Albin Michel et "Que faire quand la souffrance et la maladie frappent à votre porte ?" de Jean-Paul Simard aux Ed. Anne Sigier.
Bon courage Monsieur Giraudeau.
Chapeau bas et respect.
Hubert Ledoux

Portrait de Dufour Dominique

Merci Monsieur giraudeau pour tout ce que vous transmettez comme positivité a tous ceux qui partagent votre maladie.depuis que je vous ai vu chez Mireille Dumas je sais maintenant que ce que je ressentais depuis l'annonce de mon cancer est vrai. Cette vi qui bascule en un claquement de doigts prend une autre dimension. Je ne m'encombre plus de details et ne m'intéresse qu'a l'essentiel : l'écoute des autres de la nature mais même si je suis en rémission et que j'ai repris mon travail depuis peu,je ne peux me défaire de ce cancer qui m'a terrorisée mais qui malgré tout est accroche a moi. Merci pour tôt ce que vous véhiculez et bon courage. Dominique

"Ce que nous avons été les uns pour les autres,nous le resterons toujours.... Je ne suis pas loin, juste de l'autre cote du chemin."

Portrait de FloB

Votre interview dans Libé est poignante et fait écho à un livre lu récemment; je vous en livre un passage:
"Sa vie,en vrac,si mal ficelée depuis sa naissance, trop tôt bâtée de charges et de soucis/.../eh bien voilà qu'enfin elle la dénouait, qu'elle la laissait se reposer, se dérouler sans entraves, respirer spacieusement. Cela durerait tant qu'elle y trouverait du sens et de l'agrément./../C'était sa façon désormais d'être une vivante, debout sur la terre,ainsi qu'elle l'avait déclaré sans réfléchir devant le miroir où son reflet l'avait interpellée en sourdine./../Elle s'était placée en retrait,du temps, des autres, d'elle-même, pour mieux les contempler,en mesurer le flux, la consistance et la cohérence, mieux en sonder la part d'inconnu. Elle goûtait la saveur d'être en vie, simplement." S.Germain

J'aimerais juste ajouter ces qq mots, sans avoir la prétention de préciser une ligne de pensée: Rassemblez ces énergies qu'offrent l'abattement, la colère rentrée, le dépit et transformez ces forces en rage, rage de vaincre ce monstre tapi aux tréfonds de soi.
Ces mots sont peu face aux contraintes d'un traitement, mais peuvent avoir l'effet d'un catalyseur; je le souhaite pour vous et pour les autres patients.
Avec mon admiration face à votre dignité

Portrait de cation

J'ai lu avec intérêt le témoignage de B. Giraudot qui témoigne de son courage et peut aider bien des cancéreux. Mais, in fine, il sous-entend, de façon élégante, ce que l'on entend régulièrement quand on a cancer : que la force morale aiderait à la guérison. Récemment j'ai perdu un de mes meilleurs amis décédé d'un cancer de la prostate, après une lutte courageuse. A son incinération, sa femme a pris la parole, faisant tour à tour rire et pleurer les copains présents, en racontant "leur" vie. Puis, elle a terminé par une ferme mise en garde, disant, "si vous avez un ami qui a un cancer, surtout ne lui dites pas que le moral est important. C'est culpabilisant pour le malade qui finit -quelque soit son courage- par se sentir responsable de sa mort lente". Je suis d'autant plus d'accord avec çà qu'aucune étude sérieuse ne prouve une relation entre le moral et la guérison. Que garder le moral aide à vivre, c'est une banalité puisque çà concerne aussi les bien portants! Je pense en fait qu'avoir le moral, éviter de se plaindre, etc... sert surtout à rassurer l'entourage qui vous dit que vous avez beaucoup de courage. Et comme vous êtes "courageux", il a moins d'efforts à faire.
J'ai un cancer inflammatoire du sein , forme orpheline très rare (2% des cancers du sein) qu'on ne sait pas guérir et qui est décrite dans une des rares publications scientifiques existantes, comme le cancer "le plus létal, le plus agressif et le plus métastasique de tous les cancers du sein" et dont le pronostic est "très péjoratif". Il est tellement résistant que mes 6 mois de chimiothérapie avant opération n'ont eu "aucun effet thérapeutique visible" selon l'analyse réalisée après mammectomie et curage axillaire. J'ai tout de même fait 25 séances de radiothérapie et voilà. J'ai décidé de tout arrêter, y compris le traitement hormonal... tout en faisant croire aux médecins que je l'avais repris pour faire tomber leur agressivité face à ma résistance. Et quand il y aura métastase, pas question de m'imposer une nouvelle chimio puisque çà ne sert à rien d'autant que les tests ont montré que mon cancer ne répondait pas non plus à l'herceptine.
Le témoignage de B. Giraudot dans Libé est ambigü: que son cancer ait changé sa vie, c'est facile à comprendre. Mais, il est moins évident qu'il l'ait changé dans un sens positif. Etre plus calme, percevoir les gens autrement me semblent de bien petits bénéfices face au coût à payer.

Portrait de ribeauvillé

Bonjour, désolée d'intervenir chez vous mais j'ai une maladie rare comme on dit et je me sens bien seule. J'ai lu libé. J'ai un traitement assez lourd depuis 2 ans. L'hopital se sont de bons praticiens (ils m'ont sauvé quand j'ai fait ma crise) mais depuis que je suis "mon train train de traitement" c'est l'usine.En gros quand j'y vais c'est; ça va bon, on continue le traitement, oui euh et pendant combien de temps encore... sais pas on n'a pas de recul. Bon alors vive la famille ( ma moitié et mon chat) et les amis, les vrais. Quand au boulot après un accueil positif (on ne sait jamais si l'origine était dû aux tracasseries et querelles en tout genre, au stress déplacé), le placard. Je suis en invalidité 2 mais le medecin du travail fat du zèle. Je crois que je vais l'emmener faire mon traitement, il verra la partie de plaisir. Pour lui, le travail c'est la santé....pathetique.
Je crois que je vais lui envoyer votre témoignage, Mr Giraudeau. Je vous souhaite......je ne sais pas...de profiter du temps présent.
Alors, il faut vivre et tenter selon les moyens de vivre ses envies, de profiter
Bonnes à vie à tous

Portrait de tobob

Bonjour Monsieur Giraudeau,
Je suis totalement bouleversé par votre témoignage dans Libération de ce jour, appréciant depuis longtemps l'acteur, l'homme.
Nous savons tous où nous allons, mais continuez surtout de vous battre pour y aller le plus tard possible.
Votre combat est admirable, je ne trouve pas de mot plus juste, tant pis, vous comprendrez.
Il est, je pense, difficile de croire que je suis de tout coeur avec vous, pourtant, oui.
Comme pour chacun des miens, des nôtres, vous faites partie de ce qui nourrit nos vies.
Continuez d'essayer de vous porter fort.
Vous allez gagner.
Merci Monsieur.
Hervé

Portrait de Mimauber

Merci à vous, Bernard, belle leçon que vous nous donnez... du courage aussi...

Portrait de balensos

Merci à Bernard GIRAUDEAU que j'admire depuis de nombreuses années (je dois même dire que quand j'étais beaucoup plus jeune, j'en étais secrètement amoureuse !!)
Lui qui aime tant bouger, aller sur la mer, voir d'autres contrées, quel courage de nous montrer sa maladie afin d'aider les autres par l'apprentissage de la méditation ...
J'ai perdu une soeur en 1991 d'un mélanome, elle avait 35 ans et ma vie a changé depuis à tout point de vue (alimentaire, soleil à outrance, philosophie, voir tous ses petits problèmes autrement) rien n'est grave sauf la vie,...
MERCI encore à Bernard GIRAUDEAU et je lui souhaite tout le courage possible et encore de beaux moments malgré tout.