Dans la troisième partie de cet entretien vidéo, Bernard Giraudeau revient sur la façon dont la maladie a changé le regard qu'il portait sur les autres, et sur sa vie de manière générale. Sortir de l'état d'anticipation permanent dans lequel on se trouve, retrouver ce qui nous met dans un état de bien-être... voici quelques uns des conseils qu'il nous offre dans cette interview.Durée vidéo: 1min40s

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Retrouvez les deux précédentes interviews de Bernard Giraudeau:

"Gardez un sens critique"

"Accepter la maladie sans se résigner"

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Commentaires : (11)

Portrait de cronenberger

Merci Monsieur GIRAUDEAU
Vos témoignages sont forts , simples et beaux , comme vous .

Après un an et demi de combat , je confirme ce que crie M GIRAUDEAU ; la medecine française est une des meilleures au monde , le personnel médical fait un travail fantastique , mais mon dieu il y a un manque de moyen , de personnel .Je suis actuellement en phase de guérison , je remercie toutes ces personnes qui donnent leur énergie alors qu'elles sont constamment sur un fil .Elles m'ont aidé à être plus fort dans ma solitude de malade , et jamais on ne pourra remplacer la femme ou l'homme avec son sourire , sa présence ...
Lutter c'est accepter sa maladie mais surtout la combattre avec la chirurgie , l'alopathie , l'homéopathie , l'acupuncture , la phytothérapie ( Dr Bérengère ARNAL ), l'osthéopathie , les conseils du Doc David SERVAN SCHREIBER , c'est un tout mais surtout aussi c'est L'AMOUR AUTOUR DE VOUS ET EN NOUS . MERCI M GIRAUDEAU

Portrait de 16catmusic

Ecouter !
Quel bonheur pour celui qui sait écouter !
Ecouter nous ouvre à la vie, de la naissance à la mort, dans toute sa splendeur, toute sa complexité, dans toute sa joie comme dans sa tristesse.
Ecouter nous permet de jouir de la vie à chaque instant, vous savez, carpe diem !
Ecouter nous incite à chercher au delà des apparences, à dépasser les émotions pour comprendre, aider, AIMER.
Et nul besoin de mots pour "dire", nul besoin d'oreilles pour "écouter" : on entend tout aussi bien par les yeux, le nez, la peau, par tous les sens, tout le corps, tout l'esprit !
Ecouter permet de faire le lien entre le matériel et l'immatériel, le physique et le psychique.
J'ai eu la chance dans ma vie personnelle comme professionnelle, et peut-être parce que j'y étais naturellement encline, de développer cette merveilleuse capacité.
Et la maladie n'a fait que rendre l'écoute encore plus nécessaire, plus aiguisée, presque aussi indispensable que l'air que nous respirons... et m'a fait découvrir le besoin d'être écoutée : pas toujours facile de dire les choses à son entourage, alors merci à la psychologue en oncologie qui m'a si bien écoutée !
Elle m'a permis d'éviter de me replier sur moi-même, de rester à l'écoute, malgré l'angoisse, la fatigue.
Dommage que je n'ai pas trouvé la même écoute auprès des médecins, qui ont le plus souvent ignoré mes questionnements, ou encore répondu de manière incomplète : manque de temps ou peur de ne pas savoir dire ?
S'ils prenaient le temps d'écouter, ils sauraient dire les choses, simplement et de manière adaptée à chacun, car souvent la question induit la réponse, plus technique, ou scientifique, ou émotive.
Et écouter permet au malade de se sentir exister : quel meilleur stimulant pour combattre la maladie ?

Portrait de Aurore

Inconsciemment, Bernard GIRAUDEAU a toujours fait partie de ma vie (l'affiche des "Spécialistes" me suit partout). Maintenant je sais pourquoi.

Pour se réaliser, ce garçon hors normes n'a jamais eu besoin de s'afficher dans des pubs dévalorisantes, de faire la une des magazines people, d'épouser des top model dont les formes sont inversement proportionnelles à leur esprit. Nul besoin de promos pour remplir les salles : il n'a pas à nous forcer, on l'aime d'instinct, depuis toujours, on le suit parce qu'il nous est essentiel, on s'en imprègne parce qu'il fait partie de nous. On a dévoré son physique et son regard, on s'enivre de son talent et de ce qu'il nous enseigne à présent. Il aurait pu se borner à immensément recevoir, il nous donne avec magie et si il a par trop entendu des autres "je vous aime" (même trop, même mal), moi je voulais lui dire "Merci très fort". J'en redemande. Le meilleur est à venir, Monsieur GIRAUDEAU, car savoir donner est un privilège réservé, et savoir que vous y parvenez est la seule raison d'être de cette souffrance dont vous aurez raison ... parce que je le veux.

Portrait de Myriam de Mahé

Je me sens très concernée par votre combat car j'ai eu moi-même un cancer des ovaires il y a 5 ans et j'ai failli mourir. On m'appelle la "miraculée".
Je me sens doublement concernée,surtout en tant que thérapeute.Depuis, j'ai découvert et j'utilise la photothérapie:
Ce sont des lasers doux et les résultats sont incroyables. C'est une médecine quantique qui nous vient d'Amérique.
J'aimerais vous offrir ce traitement si vous le souhaitez.
Vous pouvez avoir des renseignements sur www.quantumwavelasers.co.uk et le site français www.quantumwavelasers-france.com
Much love, courage and light to you.
Myriam

Portrait de villemin

aller monsieur gireaudeau continuez a vous battre,j'ai 62 ans en novembre 2007 on me déclare un cancer du poumons,en une nuit pour moi tout bascule,le lendemain a la pointe du jour ,je me suis dis ,ce crabe je l'aurais,je dis a mon medecin vous savez cette nuit ,le crabe est un signe du zodiac,j'ai changé je ne suis plus du signe du capricorne mais du cancer,et de ce jour la tout a changé
chimio 7mois;34 seance radio therapie,fatigue,juin 2008 fin de tout traitement,seulement chimio orale tout les jours,
et la j'y crois pour moi pour mes enfants pour mes petits enfants,je reprends a peu prés une vie normale mais interdiction travail et puis fevrier 2009scaner poumons tumeur toujours endormie
mais cerveau une tumeur on me dit 10 seances de rayon et la la peur me prend et je refuse,je prend un autre avis on me propose un traitement gamma knife en une seule seance,sur marseille j'ai dis oui avec la peur au ventre
une demie journée de traitement mais trés lourd
dernier controle du mois d'avril remission de la tumeur du cerveau et rémission partielle du poumons
alors vous qui etes comme moi malade d'un cancer,la vie se combet,elle est belle cette vie ,l'épée de damoclesse est toujours la mais soyons positive
et pour terminer
ne laissez pas la maladie prendre le pas sur la vie
si aujourd'hui les larmes sont salées
demain elles vous paraitrons sucrées
soyons forts

Portrait de Dufour Dominique

J'ai la chance d'avoir un oncolgue qui a été très présent pendant tout mon traitement ,toujours a mon écoute et surtout il me rassurait sans pour autant me cacher la vérité. Je suis actuellement en rémission avec des contrôles tous les 3mois, je traverse une période psychologique particulière; au début de ma maladie je refusais de dire que j'avais un cancer et puis le temps passant j'en ai parle et maintenant il fait partie de ma vie j'ai la sensation qu'il m'accompagne jour et nuit.je souhaiterais apprendre la méditation et surtout remercier Monsieur giraudeau pour la sérénité qu'il transmet son discours chez Mireille Dumas a résonne en moi comme une voix que j'entends depuis que j'ai accepte et adopte mon cancer.merci pour tout, car personne ne peut ressentir les émotions qui nous submergent s'il n'a pas été touche par le cancer. Dominique

"Ce que nous avons été les uns pour les autres,nous le resterons toujours.... Je ne suis pas loin, juste de l'autre cote du chemin."

Portrait de GAUDIN

Bravo à Mr Bernard Giraudeau, vous comprenez par la remise en question ce que la maladie a pu vous signifier, la méditation, mais aussi le sens de votre état, de votre rapport à vous-même, et avec les autres, le monde, ses proches, son état d'être, l'Acceptation de recevoir, comme de donner, non plus dans une forme de colère ou de rebellion, de chercher ailleurs ce qui peut être reçu ici, comme vous dites Mr Bernard Giraudeau, l'infiniment grand se trouvant ici, et non pas forcément ailleurs, courir aprés ce que l'on ne se sent pas être, et trouver enfin, le mieux être et se faire du bien, donner et recevoir, peut-être avez-vous lu le livre du Dr. David Servan Shreiber ayant lui-même eu un cancer au cerveau, ce médecin ayant une approche très interessante. Merci à vous Mr Bernard Giraudeau, bel Artiste.

Portrait de Christine2702

Ecouter c’est déjà une aide précieuse
L’entourage n’a pas envie d’écouter sous prétexte qu’il ne trouve le temps, qu’il a des soucis…mais la réalité est tout autre, cette fuite est caractérisée par la peur ! aujourd hui les gens ont peur de deux événements : la mort et la maladie ….alors ils fuient !

Bravo Monsieur Bernard Giraudeau, félicitations pour votre engagement.

Je pense qu’avant d’écouter il est aussi important de regarder, et de prendre conscience que l’Autre ne va pas bien sans qu’il le dise ; notre regard le fera Exister, lui apportera cette belle chaleur, même si ce n’est que l’espace d’un instant.

Je ne suis pas malade, mais j’ai dégringolé tous les étages de ma vie en 2003 pour d’autres raisons, et malgré les souffrances, (ou grâce à ces souffrances,) j’ai pris conscience que ce cataclysme dans ma vie etait en faite un cadeau de la vie…
un cadeau de la vie qui venait me dire quelque chose, car il m’a permis de prendre conscience que le plus important est l’Autre, la personne la vie qui est en face de nous et à qui on peut apporter le meilleur, que ce soit le sourrire qu’on donne une fraction de seconde ou la personne que l’on accompagne plus longtemps.

Cet été en Touraine, j’ai découvert avec grande surprise votre philosophie de vie.
Continuez à faire VIVRE l’Autre, Monsieur Giraudeau, je pense que vous aurez longtemps l’énergie qui vous est nécessaire.

Avec toute mon admiration.

Portrait de Mertz Anne

Envie de réagir à la fois pour le commentaire de Bernard Giraudeau et pour celui de Sitelle. Il est bien en effet question d'écoute. Etre écouté, d'abord, s'impose, tant les questions se pressent, pas seulement sur les traitements, et là bien sûr le bât blesse. Les médecins ne semblent pas être là pour écouter. Les amis ou la famille n'ont pas forcément envie de nous entendre parler non plus... ou alors d'autre chose, ce qui serait pour eux un signe que nous allons bien. Ainsi, j'ai dit pendant de longs mois que j'allais bien, très bien, puis, un jour je me suis mise à pleurer dans des conditions d'écoute justement et je me suis alors aperçue que j'allais mal, très mal, et qu'il était temps que je m'en aperçoive, car aller bien c'était surtout pour les autres, pour n'être pas rejetée, n'être pas un poids, pour donner le change. Donc, le jour où j'ai commencé à aller mal "clairement", j'ai commencé à aller mieux, car au moins je me donnais ce droit là. Et je me suis aperçue qu'une personne malade a, en plus de la charge de sa maladie, la charge de son entourage qu'elle se doit de protéger. Cela fait beaucoup. Sur le corps médical, à propos d'écoute, je n'attends plus grand chose, donc je ne suis pas déçue, et sur l'écoute que les autres pourraient avoir à mon égard, j'ai davantage de recul, je sais tester mon terrain et ne mets pas inutilement les autres à l'épreuve. Il n'en reste pas moins vrai que c'est un vrai problème, qu'il y a des moments dans la maladie où l'on ne peut pas assumer seul. Et on ne devient pas un héros sous prétexte que l'on a un cancer. J'ai trouvé une écoute très appréciable auprès d'un organisme qui s'appelle "psychisme et cancer", le seul endroit où j'ai pleuré, et toutes les personnes qui participent et animent ont un cancer. Donc, nous ne sommes plus d'étranges petites bonhommes verts et nous avons le droit d'être triste, d'aller mal. C'est un début, et pas si mauvais que cela. Aller mal, si c'est la vérité, c'est mieux que le mensonge fait pour les autres : "je vais bien". Pour moi cela c'est avéré payant, ayant le droit d'aller mal j'ai bougé, et ayant bougé j'ai découvert beaucoup de choses. Un soir j'étais seule et j'ai entendu à la télévision un témoignage de Bernard Giraudeau. J'apprenais qu'il était malade d'un cancer et tout d'un coup c'est complètement idiot mais qu'il ait eu le choix d'en parler, et donc de le partager, m'a fait un plaisir extrême et j'ai passé une douce soirée. Je ne me sentais plus seule.

Portrait de sitelle

Fort bien Monsieur Giraudeau, la maladie vous a enrichi, comme toujours chez les personnes intelligentes et sensibles; cette qualité d'écoute serait appréciable si nous pouvions la rencontrer chez nos médecins, en particulier chez les oncologues ou tous les médecins qui ont à gérer des pathologies lourdes. Mais cela n'est malheureusement pas inclus dans le cursus médical. Ils n'ont pas le temps, ils n'ont souvent pas envie, car l'écoute est lourde à porter, et il faut qu'ils soient disponibles pour de nombreux malades. Il y a là une structure à mettre en place pour des professionnels de santé (qui ne disent pas n'importe quoi) formés à une écoute, et donc capables de répondre à la demande (non pas aux questions, cela n'a rien à voir) des patients qui viendraient les solliciter.

A voir?

Marie-Claude

'La vie n'est rien, mais rien ne vaut une vie.' A. Camus.
http://www.bernadette-son-combat.com

Portrait de cerOnac

Et comment !
l'écoute...
de l'autre,
l'écoute...
de soi,
de son corps...

cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le coeur... L'essentiel est invisible pour les yeux"
"Ce qui ne parvient pas à la conscience, revient sous forme de destin..."