A l'occasion de la semaine nationale de lutte contre le cancer, La Maison du cancer lance l'émission vidéo "On ira tous à l'hôpital" : le comédien et écrivain Bernard Giraudeau en est le "grand témoin". Porte-voix des malades, il alerte l'opinion publique sur les dysfonctionnements croissants des services en cancérologie. De plus en plus de malades mais de moins en moins de soignants...

Alors que le cancer va concerner un homme sur deux, une femme sur trois dans sa vie, on ne peut plus rester passif face à un tel fléau. Malades, proches de malades, soignants, citoyens responsables, nous sommes tous interpellés par l'expansion de la maladie, ses causes, l'organisation des soins, et la recherche de solutions.

Postées régulièrement sur le site, les questions portées par Bernard Giraudeau appellent vos réactions et commentaires. Nous attendons vos réponses, vos expériences, votre vécu. Plus ces réactions seront nombreuses, plus nous formerons une communauté solide et résolue à faire évoluer les choses.

Parallèlement, l'équipe de La Maison du cancer mènera l'enquête auprès des pouvoirs publics et des directions d'hôpital, et publiera le fruit de cette recherche dans des articles sur le site.

Dans cette première vidéo, Bernard Giraudeau explique les raisons de son engagement et détaille le principe de l'émission.

(durée vidéo: 3min)

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Premiere question : y aura-t-il assez d'oncologues pour nous soigner?

 

 

 

Dans cette deuxième vidéo, Bernard Giraudeau pose la première question: Y aura-t-il assez d'oncologues pour nous soigner? Qu'en pensez-vous? Quelle est la situation dans vos hôpitaux ?

(Durée vidéo: 58s)

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A voir aussi:

Bernard Giraudeau, "Gardez un esprit critique"

"Accepter la maladie sans se résigner"

"J'ai appris à écouter"

 

 

La maison du cancer enquête

Retrouvez l'article de LMC :  un état des lieux pour répondre à la question de Bernard Giraudeau "Y aura-t-il assez d'oncologues pour nous soigner ?"

 

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Commentaires : (79)

Portrait de cabernet

www.severn-lefilm.com/ - le témoignage entre autre de Paul François reste édifiant .Il était aussi dans l'émission de T. Ardisson Salut les terriens du 18 septembre 2010 PART. 3 avec Jean Louis Debré qui mange bio depuis 4 ans et moins de viande ,Louis Charles Napoléon a souligné que l'on ferait mieux d'etre attentif aux conditions de travail des gens et de développer une véritable médecine de travail préventive

Portrait de fati

bonsoir
salut ubix33,vous etes une brave femme je vous tire un grand chapeau pour votre courage,moi aussi je vis le plus normalement possible et j'essaie d'oublier ma maladie et de vivre de jour en jour si ce n'est que ses ruptures de medicaments qui nou pourisse l'existance.je vous souhaite une guerison totale et une tres longue vie.
bonsoir christelle51,je suis desolé pour votre maman je sais ce que sais,moi meme j'ai perdu la mienne ya 10ans suite a cette atroce maladie.vous savez si vous voyer ce qui se passe ici en algerie dans nos hopitaux,c'est une catastrophe et la propreté et coté personnelles ya pas d'humanité ni de la chaleure humaines alors n'on parlon pas de medicaments.
c'est vraiment malheureux ce qui ce passe ici,mais bon on espére guerrir un jour inchalah pour ne pas avoir afaire a eux.
bon courage a vous.

Portrait de Ubix33

J'ai été traitée, l'an passé, par radiothérapie et chimio, pour une tumeur maligne à l'amygdale droite, à l'hôpital Robert Boulin, à Libourne en Gironde.
La tumeur, que je voyais grandir en direct, s'était fixée au voile du palais, et se dirigeait vers la luette, quand enfin, le moment du traitement est arrivé, le 19 août 2009.
J'ai de suite accepté ce cancer, peut-être parce que je le voyais progresser sous mes yeux, et que l'idée de quelque-chose de cette nature s'était déjà installée en moi; ou tout simplement parce que je suis de nature quelqu'un de toujours optimiste: quoi qu'il en soit, j'ai refusé les transports par VSL qui m'étaient proposés, et me suis rendue à mon traitement avec mon véhicule, prétextant que je ne voulais à aucun prix que l'on influe la moindre fibre de faiblesse qui aurait pu jouer un rôle néfaste sur mon mental.
J'ai aussi fait le nettoyage des faux amis: ceux des premiers, et les autres, qui ont appris par ma sœur, puis par d'autres, mon état, car j'acceptais ce cancer avec la conviction d'en sortir, et estimais que je n'avais pas à subir des conseils ou recommandations de personnes terrorisées par cette maladie, mais qui se croient néanmoins toujours de bons conseils. Pas de plainte, non plus, du genre: "oh, ma pauvre Bernadette, j'espère que tu vas t'en sortir !"
Non: c'est gens là, il faut les sortir de son entourage, le temps des soins, car même si vous êtes costaud moralement, ils peuvent vous empoisonner l'existence, et j'ai choisi de ne pas les entendre, ni les recevoir, et j'ai ainsi gardée ma joie de vivre intact tout le long du traitement, même si j'ai beaucoup souffert physiquement des rayons, car au niveau de la gorge, ça a été un vrai massacre de brûlures horribles.
Côté chimio, j'ai eu une chance inouïe d'avoir été soignée avec une nouvelle molécule qui s'appelle: Herbitus, et je n'ai pas perdu mes cheveux. J'ai seulement perdus les cheveux au niveau de la nuque jusqu'à moitié tête, mais les autres recouvrant cette zone, je n'ai pas eu besoin de la perruque, que j'avais pourtant achetée après que l'ORL m'ait annoncé la nouvelle de cette tumeur maligne.
Les soins chimio et radiothérapie ont donc duré du 19 août au 26 octobre 2009, j'ai relativement bien supporté la chimio, quoi qu'elle me faisait dormir le lendemain du traitement hebdomadaire.
Les rayons quotidiens, quand à eux et comme je le dit plus haut, ont causé des brûlures atroces, puisque le cou n'avait plus de peau, et je hurlais de douleurs quand les infirmiers changeaient mon pansement chaque jour.
Je vais bien moralement, je n'ai pas changé. Les scanner de contrôle sont exellents, et l'ORL me voit toutes les six semaines, et passe la caméra de contrôle par une narine, et pour l'instant, c'est tout bon, à part, peut-être les glanglions que de temps en temps me font souffrir, mais un traitement suffit pour l'instant.
Reste la nourriture, car étant brûlées à la gorge et dans la bouche, je n'ai pas de salive, ou le peu que j'ai est très épais, ce qui fait que je ne peux toujours pas manger d'aliments solides ou pateux, car ils se collent aux dents, et si les difficultés pour avaler commencent juste maintenant à diminuer, car ça me faisit très mal, je ne me nourris que de compléments alimentaires prescrits par les médecins cancérologue et ORL, et quelques salades, car je peux les avaler sans trop mastiquer.

Voilà: c'est une histoire de maladie que j'ai acceptée avec sourire et foi de guérison, car l'idée de mort est un sujet qui ne m'effraie pas.
La mort n'est que l'état de putréfaction de l'enveloppe charnelle, mais l'esprit lui, est bien vivant jusqu'au bout de l'infini.
La question serait sûrement de savoir jusqu'où va l'infini, mais j'ai eu la chance d'avoir des témoignage de vie après la mort qui me suffisent et confirment ma conviction que la mort est la chose la plus naturelle qu'il soit, aussi naturelle qu'est la naissance, et que l'esprit ou âme continue son périple. La seule chose que nous avons à garder en conscience, est que nous construisons sur terre notre paradis, ou notre enfer, alors aimons la vie comme le plus beau des cadeaux qui nous a été offert, et aidons notre prochain du mieux que nous le pouvons.
Je crois, qu'en cela, je rejoint les merveilleux témoignages de Bernard Giraudeau, que j'ai eu la chance de rencontrer une fois, chez un ami commun, et je puis vous assurer qu'il est toujours vivant.
Cher Bernard, merci à vous, que votre âme vole vers la sérénité absolue: vous reverrez vos océans et continuerez de voguer vers d'autres beautés.
Merci, également, à ce site merveilleux.

Portrait de christelle51

En tant qu'infirmière depuis 18 ans et ayant accompagné(à domicile heureusement !!) ma mère pendant plusieurs mois qui est morte d'un cancer du pancréas à l'âge de 62 ans je ne peux que déplorer et dénoncer le manque de moyens et l'oubli des priorités dans le milieu de la santé !!!!! Mais que fait notre gouvernement? J'ai été très émue par le courage , la grandeur, la sensiblité et l'humanité de Bernard Giraudeau . J'aurai aimé rencontrer ce grand homme car pour moi il a été très grand devant ce "cancer" qui touche nos parents ,notre famille , nos amis . Commment peut-on les préparer à leur mort alors que nous mêmes en tant que personnel soignant nous n'avons pas les moyens pour le faire?????? Que faut-il faire pour que le gouvernement réagisse et nous donne les moyens d'offir à chaque être humain la possiblité de vivre avec son cancer et de mourir avec un minimum d'humanité et de dignité? Je suis révoltée de voir la dégradation des soins donnés aux patients !! Il faut arrêter de se voiler la face !! Moi-même je suis heureuse d'avoir pu accompagé ma mère dans sa maladie et sa fin de vie à domicile car elle est partie comme elle le souhaitait entourée des siens et surtout PAS SEULE !!! Et j'espère que Bernard Giraudeau a pu bénéficier de cette "BELLE" mort survenue trop tôt malheureusement !!

Portrait de fati

bonsoir,
tous d'abord un grand hommage abernard giraudeau.
je suis contente de decouvrir votre rubrique au moin ça me permettrai de reagir et de partager avec vous ma maladie.
je suis algerienne 40 ans, j'ai eté victime d'une erreure medicale qui ma couté une mastectomie le 18/12/2008.j'ai subi 8seances de chimio dont 4etaient tres tres difficile,a ma 7seances j'ai decouvert des metastases osseuses au niveau du rachie,je suis en se moment sous hormono therapie,zometa et herceptine qui est un grand manquant ici en algerie.je trouve ça injuste de la part de notre societé de nous laisser sans medicaments.
deja j'ai eu du mal a accepter ma maladie et mnt voila la rupture,des fois j'ai envi de tout arreter,heureusement que j'ai mon marie qui me soutien a fond et ma famille.
j'essai de vivre normalement j'ai repris mon travail et je continue mes activites,esperant un jour une guerisant totale graç a a dieu inchalah.
j'espere etre accepter parmi vous.
merci et tenez bon.
fati.

Portrait de corineangouleme

Bonjour,
Merci pour cette energie, pour cette authenticité que vous avez mis dans ce projet...elles sont encore là avec nous, palpable, et pour longtemps...et tout ce que vous avez fait résonner en nous par vos mots, vos regards, sont des petites gouttes d'eau qui réunies feront évoluer ce domaine de la santé, j'en suis convaincue. Je me joins à vous..

DEPISTAGE: MAMMOGRAPHIE: OUI A PARTIR DE 40 ANS ! !
Témoignage: 42 ans, carcinome intracanallaire de haut grade, sein droit lors d'une mamographie de contrôle avril 2010.
1) Je remercie la gynécologue qui, en raison d'antécédants familiaux, m'avait toujours dit à partir de 40 ans mammographie tous les ans ! Tous les medecins ne sont d'accord, car j'ai aussi entendu 'comme c'est du côté paternel - décès de ma grand mère paternelle- il n'y a pas d'incidence'...pourtant!
2) 'Cela couterait cher mamographie à partir de 40 ans' !!: dans mon cas, pris à temps, seule la mastectomie+chirurgie reconstructrice immediate ont eu à être réalisée: pas de traitement secondaire car détecté tôt, le ganglion sentinel sain, cancer 'in situ'; Quelles economies !! niveau soin d'abord (pas de chimio,pas de rayon, pas de traitement médicamenteux, pas de frais d'hopitaux...), indemnité journalière ensuite (arrêt maladie bcp moins long: 45 jours), ^puisqu'il faut raisonner commme cela. Et puis,une économie qui n'a pas de prix: celle de l'energie vitale, épargnée par des mois de traitement secondaire: psychologiquement, on ne peut pas chiffrer mais c'est énorme. Une fois l'annonce de la maladie faite, il n'y a 'que' la mastectomie à accepter comme traitement, rien de plus. Cette économie vaut aussi pour tout l'entourage, pas seulement la personne soignée...
J'espère que ces mots ne sonnent pas trop froid. Je ne témoigne ici que sur le dépistage du cancer du sein et les économies qu'il pourrait représenté si il était systématique pour les femmes notamment ayant des antécédants familiaux (mais l'état de 'fatigue psychologique' vers la quarantaine peut jouer aussi un rôle et le stress actuel dans lequel nous vivons, si l'on cumule vie familiale-parfois monoparentale-, vie professionnelle, vie sociale-personnelle). Derrière il y a bien un être humain, pour qui l'annonce d'un cancer, a tout ébranlé, même dans la situation décrite, et à qui il faudra un peu de temps encore pour retrouver un socle de vie serein...

Portrait de oangel

Bonjour,

je viens de découvrir votre Maison fort accueillante et lumineuse !
Nous avons bien besoin de Lumière et de " phares" pour nous guider à travers cet odyssée.
Je l'ai commencé il y a huit ans et comme beaucoup j'étais étranger au monde de la Santé.

L'hôpital, une maison peu "hospitalière" où comme le disait Bernard Giraudeau, qui voit s'agiter, courir des infirmières souvent désorientées telles des abeilles sonnées par des pesticides: manque de moyens, course à la rentabilité,etc... Oui les salles d'attente sont bondées, les oncologues débordés ne peuvent assurer un suivi de qualité.

Face à l"insécurité sociale" grandissante, le temps est venu que les "rémissionnaires" unissent leurs voix pour faire tomber les murs de l'inhospitalité et de la désespérance.

Que votre Maison du Cancer puisse accueillir de nombreux habitants .

Bien à vous,

Oangel.

Portrait de davarend colette

bonjour,
En 2009 j'ai eu un cancer du colon je suis opérée j'ai fait 6mois de chimio assez difficile a supporter nausées et tout ce qui concerne le fonctionnement de l'intestin difficile a supporter durant cette période j'ai entendu le témoignage très touchant de vérité de mr GIRAUDEAU JE SUIS ÉMUE DE L'ENTENDRE CAR J'AIME TOUT CE QU'IL FAIT ET SA VOIX EST TELLEMENT SINCÈRE JE SUIS DE TOUT CŒUR AVEC LUI JE VIENS DE PERDRE UNE AMIE DU CANCER DU SEIN APRÈS 2 ANS DE SOUFFRANCE CETTE MALADIE EST TERRIBLE JE NE COMPRENDS PAS QU'IL ne soit pas mis en place plus d'aide psychologique des malades on doit trouver du courage au fonds de nous les proches on est obligés des fois de les rassurer alors que c'est nous qui en avons besoin des fois j'ai l'impression, d'avoir était laissée seule au milieu d'une mer déchainée on me tendait quelquefois une bouée mais j'ai dû remonter seule par mes propres forces sur le bateau ce fût très dur aujourd'hui je reprends le travail a mi temps mais je n'ai même pas pût prendre des vacances pour des questions financières!!!je m'accroche au navire pour ma fille mais cela me coûte bcps d'énergie merci a mr giraudeau de prendre la parole pour nous !!!

Portrait de shali

Bonjour,
J’ai été très touchée par votre témoignage sur cette maladie , par votre lucidité tout au long de votre ligne de souffrance.
Je constate cependant que vous n’êtes pas si loin de ce que vous appelez 'votre point d’équilibre’. Car derrière chaque pas dans la souffrance il y a cet esprit qui analyse et équilibre ce corps défaillant.
Chaque pas est une victoire sur l'impermanence et à mon avis c’est le seul moyen que nous ayons pour avancer sur ce chemin ; dés lors que nous savons tous qu’un jour au l’autre 'on ira tous à l’hôpital'.

P.S. j’aurais aimée que mon amie soit encore ici pour vous lire.

merci encore.

Portrait de eglessies bernard

Bonjour à vous,malades ou accompagnants(on à souvent tendance à les oublier.
j'ai eu un cancer de la parotide en 2001 et comme vous j'ai tutoyè la mort.
J'avais 54ans à l'èpoque et j'avais besoin de me prouver que j'ètais capable de vivre encore des choses un peu folles
Pasionné de bateaux,j'ai eu la chance de pouvoir embarquer avec 2 jeunes Amis et nous avons convoyé un catamaran de 45 pieds sur le trajet Guadeloupe-Corse.
54 jours de mer. Je venais de terminer mes 45 scéances de radiothérapie et mon moral était loin d'être au beau fixe.
Tous les jours de cette traversée j'ai couché sur un cahier tous mes ressentis et surtout toutes mes émotions.
Ce travail sur moi s'est avéré être salutaire mais surtout il m'aura permis d'exorciser tous mes maux.
Je suis autodidacte et rien ne me prédestinais à une quelconque écriture.
J'ai fait un récit de cette aventure et ce récit à été dédicacé par le Professeur Pujol Président de la ligue .
Eu égard des soins ô combien efficaces de ce grand Professeur , J'ai fait don du titre de mon livre "AVENTURE POUR UNE GUERISON" à la Ligue et sur chaque opération liée au cancer ou au profit du cancer,l'intégralité des sommes ont été reversées.
Depuis j'ai lu ou suis en train de lire toute la collection de notre Ami Bernard Giraudeau dont je suis un fervent admirateur.
Nous sommes tous trés fiers d'êtres tirés par le haut par un homme comme lui.

Au delà de cette petite histoire j'exorte tous les malades A SE PENCHER SUR UNE FEUILLE BLANCHE ET ECRIRE POUR SE VIDER DE TOUT CE QUI LES EMMERDE VRAIMENT.
Cela dit je viens d'être opéré d'un cancer de la prostate depuis 4 mois,mon frère a un cancer de la plèvre et on vient de dècouvrir des méthastases sur les poumons de ma mère.
C'est certainement la raison qui m'a poussé à venir vers vous aujourd'hui...
Longue vie à vous tous

Portrait de mariechristine

bonjour
Nous avons en france des services hospitaliers merveilleux
maman et moi avons été soignées à lyon ,des équipes magnifiques ,des infirmiéres dévouées ,j'ai pu constater une humanisation extraordinaire ,les grands chefs de service disponibles et d'une humilité incroyable,on est loin de la vieille image du mandarin d'autrefois ,ce que je vais écrire ici va surement choquer ,mais ce sont les jeunes femmes (oncologues ,chirurgien)compétentes au demeurant qui ont montré le moins d'écoute et d'humanité ,une horreure ,j'ai du me battre pour que la douleur de maman soit pris en compte ,menacer d'en appeler à leurs supérieurs pour qu'un protocole soit mis en place .Je crois qu'il faudrait que ces forts en maths reçoivent pendant leurs études un enseignement philosophique sur la compassion ,l'empathie ,l'éthique
je pense que l'hopital s'en porterai mieux

Portrait de cohen

Cher Bernard,
Avec Fabrice Gardel, nous préparons un documentaire pour Arte "Quand le corps nous parle". (sur une approche holistique du corps et de la maladie)
Je suis très touchée (depuis toujours) par votre combat contre le cancer et votre point de vue sur la maladie, le corps, l'esprit, la vie, leur lien... Cette vision globale de la maladie, de l'humain et de la vie, offre un regard neuf et juste sur le monde.
Cela me touche d'autant plus que je viens d'une famille où la maladie a (d'après moi) un sens. (ce n'est pas le cancer mais...)Je suis moi même très "somatique" et je pratique la méditation entre autre pour trouver un point d'équilibre dans ma vie.
Je suis comédienne et scénariste (et ce n'est pas un hasard). Il se trouve que j'ai rencontré Fabrice Gardel (auteur et réalisateur de documentaire) il y a quelques temps (ce n'est pas un hasard non plus) Nous partageons les mêmes centres d'intérêt, la même vision du monde et nous avons envie de la faire partager. C'est une orientation (une surprise) que je n'attendais pas dans ma vie mais qui a du sens.
Fabrice est lui même sensible à "comment la maladie vient à nous".(sa mère est décédée très jeune d'un cancer).
Aussi, c'est naturellement que nous avons pensé à un documentaire sur une autre façon de voir la maladie, une façon de lui donner un sens, une façon de la prévenir aussi peut être.
Nous sommes tellement d'accord avec ce que vous dites de votre maladie et de votre chemin de vie. Nous aimerions à travers ce documentaire diffuser ce message, le votre, le notre.
C'est pourquoi, nous aimerions beaucoup vous rencontrer et peut être, si vous le souhaitez collaborer à notre documentaire, ou peut être même envisager un sujet ensemble.
En toute liberté.
Voila, j'espère que cette requête (et surtout le lieu de la requête ne vous heurtera pas, je ne savais pas comment vous joindre autrement) et espère avoir de vos nouvelles.
J'en profite pour vous dire aussi à quel point j'ai aimé vos livres, si touchants.
Merci,
Pour tout,
Bien à vous,

Sandrine Cohen
06 86 89 88 29

Portrait de Iemanja

Cher Bernard

Je connais la souffrance, l'usure, cette solitude qui un goût tout autre que celle que l'on a aimé choisir jusqu'alors. Je sais cette conversation entre soi et soi-même. Demeure l'amour. Vous nous en donnez, par un miracle qui nous échappe. On vous en donne, parce qu'on met en vous bien plus que notre admiration, notre affection, c'est au delà. C'est aussi parce que chaque combat identifié devient le nôtre, devient le combat collectif contre l'irrationnel. Comme on a aimé (et on aimera encore, faut se le dire!) vos échappées belles, on aime se croire moussaillon de ce navire à la coque qui prend l'eau, certes, mais qui flotte. Et on écope, on écope! Nous vous aimons. On est là. Tout cet amour a un sens. Même irrationnel, même impalpable. Mais il est là. Le sillage est visible, et nous soufflerons dans les voiles lorsque le vent faiblira. Vous n'aurez qu'à nous héler. Peu importe où cela mène. Point de naufrage, ce sera un mouillage.
On est là.

Portrait de marie39

Je tiens aussi à Remercier Bernard Giraudeau et la maison du cancer pour la création de cet espace d'expression. J'ai 34 et je suis atteinte d'un cancer du sein assez agressif. J'ai fait le choix de m'orienter vers l'un de ces grand centre, pôle d'excellence après que mon cancer ait été faussement attribué à une pathologie bénigne dans un hopital local. Je suis confiante dans les traitements mais c'est vrai qu'on s'y sent terriblement seule et morcelée entre les différents intervenants. Ca va trop vite, personne n'a le temps de vous écouter, on vous fait sentir qu'il y a les autres qui attendent alors pourquoi faire perdre du temps précieux aux médecins avec nos questions? On se retrouve à chercher à comprendre soit même ce qui nous arrive. Heureusement qu'il y a les sites et blogs dont certains sont magnifiques de sincérité, où l'ont peu échanger sur nos craintes, nos peurs, nos vies.
Je suis malades mais aussi soignante, du coup mes attentes et mon regard sur la maladie et la prise en charge sont d'autant plus durs j'en conviens...

Marie

Portrait de chable

tout d'abord merci mr GIRaUDEAU pour la force de vos témoignages. pour ma part, j'ai accompagné mon mari pendant 2 ans sur un cancer du pancréas, je connais maintenant le milieu hospitalier, les oncologues sont bien évidemment pas assez nombreux (1 pour une ville de 200 000 habitants) complètement débordés, .....pas à notre écoute, mais peut on leur en vouloir .....
ce que je retiendrai, c'est, comme vous le dites, le patient, qui à un moment de sa vie doit décider ou non de continuer les divers protocoles qui fatiguent énormément, mon mari , 2 mois avant son décès, m'a dit cete phrase qui me revient souvent : " ce nouveau protocole, je le fais par amour pour toi, car moi, je suis extrémement fatigué, je ne peux plus me battre " et nous en avons parlé beaucoup, beaucoup, et puis... une petite lueur d'espoir, une journée qui se passe mieux, et il repart, refait des projets, rechute et ainsi va la ....vie ????
et que dire d'une phrase reçue en pleine figure de l'oncologue : " ce protocole, je ne peux vous le faire, il est beaucoup trop cher, et cet hopital de province n'a pas les moyens de le mettre en oeuvre pour vous.... la vie de mon mari n'était donc pas assez intéressante????? il a fallu l'intervention d'un docteur de villejuif pour arriver à ce que ce protocole lui soit bien transmis......ATROCE d'entendre ce genre de chose, la vie humaine coute combien ?????
monsieur GIRAUDEAU, vous saurez exactement, et le sentirez profondément, le moment ou vous direz STOP, je veux maintenant me reposer, je suis prêt à partir,
mon mari me l'a dit avec beaucoup de sérénité, et à ce moment, nous avons arrêté, à sa demande tout traitement. Il a ensuite été extrêmement libéré, heureux, a pu préparé son départ, et tout a été plus facile .....

momo

Portrait de Dufour Dominique

Un grand merci a Bernard giraudeau qui m'a fait découvrir ce site lors de son passage chez mireille dumas.je suis en rémission d'un cancer du colon stade 4 déclare par une oclusion il y a 2ans .j'ai subi l'annonce du cancer, et les séances de chimiothérapie sans aucune réaction extérieure, aucune larme, aucune revolte, mais une terreur horrible qui m'envahissait jour et nuit. Et peu a peu ,certainement par les antidépresseurs un changement s'est lentement opère en moi j'ai accepte ma maladie, longtemps je ne voulais pas en parler, maintenant je m'intéresse a tout ce qui la concerne et c'est pourquoi je me suis précipitee sur ce site ou je trouve tellement de réactions et d'émotions similaires aux miennes que je ne sais comment vous remercier, vous avez eu sur moi l'effet du plus doux des médicaments en vous écoutant.vous êtes un grand Monsieur a qui je voue un grand respect. je vous souhaite tout le meilleur car dans la tourmente dans laquelle nous nous trouvons je sais que vous parviendrez a le saisir. Dominique (au féminin ! )

"Ce que nous avons été les uns pour les autres,nous le resterons toujours.... Je ne suis pas loin, juste de l'autre cote du chemin."

Portrait de MARIEJO

Cher Bernard, vous étiez convaincant en tant qu'acteur, mais vous l'êtes encore plus dans cette épreuve et dans le réconfort que vous nous apportez. Effectivement, il y a de moins en moins de cancérologue et de personnel soignant correspondant, et à cours terme, les futurs malades font se confronter à de réels problèmes de soins, si ce n'est pas déjà commencé. Moi, j'ai eu de la chance dans ma maladie (cancer rein/vessie), j'ai été prise en charge par une clinique de Bordeaux où médecin et personnel sont au top, et surtout à l'écoute de tout ce qui m'inquiétait. Un autre problème qui se pose, c'est celui des revenus, car même en soins (ce qui fut mon cas), il faut retourner travailler, et même en mi-temps thérapeutique c'est physiquement difficile, au delà de ces 6 mois, il n'y a plus que la moitié du salaire?! Là, il y a des choses à revoir de la part des pouvoirs publiques. Merci Bernard pour votre gentillesse, et votre réconfort. A bientôt et bon courage à tous. MARIEJO.

Portrait de modriaume

Dans le rapport avec l'hôpital je souhaite être considérée, ma parole en tout cas, comme ayant autant d'importance que celle des soignants. Ils savent les molécules, les métastases, ils savent la "mécanique", nous savons l'intériorité, ce que ça nous fait, où se logent nos résistances, nos inquiétudes mais aussi nos forces
il faut pouvoir parler de tout ça mais pas seulement dans le bureau du psy du service, fort utile mais pas suffisant, il est pour moi nécessaire que l'oncologue prenne le temps de cette humanité, accepte de l'entendre, reconnaisse la "compétence" du patient à égalité avec la sienne, cela passe par l'échange, dans l'acceptation qu'un patient qui discute, diffère ou refuse un protocole n'est pas un illuminé ou un inconscient. J'ai pour ma part écrit à mon oncologue (parce que pendant les consultations ça allait toujours trop vite, alors l'écrit ça donne le temps) pour lui demander de placer notre relation dans cet "espace d'humanité", ça a changé beaucoup de chose dans mon rapport avec l'hôpital et même si aujourd'hui je le vois en refusant les protocoles de chimiothérapie qu'il me propose, j'apprends toujours quelque chose de ma maladie, de son évolution et peux choisir ma direction en conscience et je crois bien que lui n'est pas fâché d'avoir une patiente qui se prend en charge.
il existe un livre intéressant sur l'itinéraire d'un oncologue devenu patient justement sur la compétence du patient dans la collection Conscience et Santé de l'APMA (association des patients de la médecine antroposophique)
une petite piste...

Portrait de Blanchedelaforce

Comme acteur, j'ai toujours trouvé que votre intelligence illuminait votre beauté. Je veux dire que ce que je retenais davantage votre regard vif que la régularité de vos traits.je ne suis donc pas étonnée par votre démarche intellectuelle.Merci pour votre générosité.

Portrait de blatte31

tous ce qui est dit dans l'article de libé est à 300%, le recul pris ici par Bernard Giraudeau est parfait, c'est rassurant de savoir que l'on est pas seul à avoir cette approche, ce n'est pas nouveau mais il est un grand bonhomme, ici dans le sud ouest cela a une signification historique particulière le mot "bonhomme" sans faire "l'occitan libre" de base.
l'introspection, la relation avec le corps médical (mister coupcoup et autres apprentis sorciers de l'écart type en moyenne), profiter du moment présent ou de bonheur mm rare, essaye de nouvelles choses ou de celles que l'on remet à plus-tard , garder la dignité ou l'humour mm complètement en vrac
tout cela est important, mais surtout identifier le point du "full stop", jusqu'ou ne pas aller trop loin,ça ,cela n'appartient qu'à nous, il ne faut pas subir et ne rien lâcher.
faire attention à l'entourage pour ne pas l'entrainer avec nous aussi.
c'est pas facile, mais cela fait partie de la vie.
eh jacquounet seguela, qui n'a pas fait son cancer à 50 ans n'a t il pas raté sa vie finalement...
merci encore mister Bernard Giraudeau...

Portrait de valerie fan de bernard

bonjour à tous et à Bernard giraudeau,je découvre ce merveilleux site ou l'on apprend beaucoup de choses sur la maladie et les malades;j'ai lu l'interview de Bernard giraudeau dans la libération,c'est très touchant,c'est très dur ce qu'il dit avec des mots justes,forts;et dans l émission de Mireille Dumas aussi Bernard vous m'avez beaucoup touchée,vous parlez franchement et c'est çà qui est bien,c'est vraiment très touchant,je comprends que toutes ces années de douleurs,vous en avez un peu marre;vous etes usé,mais surtout NE BAISSEZ PAS LES BRAS;je suis de tout coeur avec vous depuis très longtemps,moi je suis en bonne santé mais je travaille dans l'aide à domicile et des gens malades cancers ou autres j'en vois pas mal,et je ressens très bien leur souffrances;ce que vous faites pour les gens malades en discutant avec eux c'est super bien,vous leur montrez comment on peut vivre avec la maladie;soyez fort Bernard je vous adore,baissez pas les bras,vos témoignages sont essentiels,vous donnez un très bon exemple aux gens malades ;je vous avais écrit en octobre 2009,aux éditions métailié;j'espère que vous avez lu ma lettre;je vous soutiens très fort;j'ai des portes bonheurs chez moi et je prie pour vous car je tiens beaucoup à vous ,vous un grand monsieur aux multiples talents;Bernard COURAGE CONTINUEZ VOTRE COMBAT!

VALERIE

Portrait de arrogante imbue d elle même

Cher Bernard,
Chers nous tous,

Bernard, j'ai lu votre interview, je partage vos interrogations. J'avoue humblement qu'étant Chercheur moi-même, il me semble inouï qu'on ne sache pas comprendre la cause de ce mal que nous tous avons en commun... On traite les conséquences, c'est magnifique mais la question demeure POURQUOI? Et puis s'agit-il vraiment d'un mal ? Qui le sait! Je n'ai pas de réponse. Je pense souvent à Darwin, le plus adapté à son environnement survit. Est-là le noeud du problème ? Je ne le sais pas non plus. Suis-je archaïque? Mon corps et mon esprit refusent-ils de s'adaper à ce monde où l'humain devient rare? Je ne sais toujours pas. J'aimerais qu'on apporte des réponses à ces questions. Je sais pourquoi j'ai un cancer. Je sais où j'ai fait fausse route mais j'aimerais qu'on m'explique quelle est la réaction anatomique, physiologique, biologique, psychologique (que sais-je) de cette erreur. J'aimerais que les médecins m'écoutent lorsque j'essaie de leur faire partager mes intuitions (d'où le pseudo). J'aimerais qu'on considère l'être humain que je suis dans sa globalité et non pas dans sa dimension corporelle. J'aimerais qu'on progresse grâce à mes "petits malheurs". J'aimerais que notre ressenti nous mène quelque part pour que ceux que j'aime et tous ceux que nous aimons n'aient jamais à se débrouiller pas avec cette simple interrogation : quelle est la cause de ce mot générique "cancer"...

Enfin, le cancer nous offre aussi de beaux moments d'humanité, est-ce là le sens ? Il nous oblige à regarder la vie dans les yeux, est-ce là ce privilège qui fait qu'on ne regarde pas son nombril ?

Je vous envoie à tous mes voeux de jolies vies - avec ou sans cancer -

Une+une+un+tous les autres...

Portrait de leonard

Bonjour,

Je souhaiterais attirer votre attention sur ces articles

http://cancer-centre.com/guanabana-with-anticancer-properties.html

http://hsibaltimore.com/2004/09/17/graviola-and-cancer/

et sur ce site
http://cancertutor.com/

Peut être il y a t-il là matière à réflexion ou à action

Autres précisions le "graviola" est en fait le corossolier que l'on trouve aux Antilles (Martinique ,Guadeloupe pour ne citer que ces deux iles )

http://www.touristmartinique.com/flore/arbres-fruitiers-et-fruits/coross...

Portrait de tony maraninchi

bonjour,je trouve le témoignage de monsieur Giraudeau tres interessant car il tend a demontrer que le facteur psychogène(tant controversé)constitue bien un element important dans la genese de la maladie.de cet element decoule ,evidemment,l'idee qu'il est necessaire de prendre encore plus en compte l'importance de la mise en place de structures de prise en charge de l'aspect psychologique de la maladie.TONY MARANINCHI psychothérapeute et bénévole a la ligue contre le cancer a Aix en provence.

Portrait de favey

Bonjour Monsieur Giraudeau
Vous faîtes parti de mes acteurs préférés. Merci pour votre témoignage.
Je suis issue d'une famille paternelle avec différents cancers (colon,oeil,oesophage et estomac ,prostate, peau, sein ). Famille maternelle (cancer des seins et cancer généralisé ). Actuellement, mon papa a un cancer de la prostate depuis l'année 1997, il a été aussi soigné 2 fois pour un cancer de la peau dans le dos. IL a 85 ans.En 13 ans , il n'a pas eu de chimio, ni de traitement.Il avait une fois par an à faire vérifier son taux de PSA .Il est hospitalisé depuis novembre 2009, ses reins sont bloqués, il est sondé.Son taux de PSA est TRES ELEVE . Une de ses soeurs est soignée pour un cancer du sein , elle en est à sa deuxième séance de chimio. Le personnel hospitalier s'occupe du mieux qu'ils peuvent de leurs patients , c'est vrai que les personnels ne sont pas nombreux mais ils sont aussi bien à l'écoute des malades que des familles. Mon papa est hospitalisé dans un hôpital de fin de vie .A chaque visite que nous faisons à notre père, nous remerçions le personnel pour son dévouement .

Portrait de Vrane

Cher Bernard,

Comme beaucoup de gens, j'apprécie votre franc parlé, et votre énergie.

Il est clair que nos hôpitaux manquent de plus en plus de moyens humains et matériels. J'ai séjourné dans un hôpital parisien et j'ai constaté comme vous, que le personnel, toute catégorie confondue, court dans tous les sens et n'a pas beaucoup le temps de s'occuper des patients, malgré un dévouement exceptionnel du personnel soignant.

Mais en dehors de ces problèmes graves, il y a aussi le comportement de certains personnels qui est inacceptable.
Il y a quelques années mon père a eu un cancer du colon.
Le cancer découvert, en consultation le professeur, lui a dit qu'il était préférable d'opérer rapidement, mais que la liste des patients en attente était longue et qu'il ne pouvait pas être opéré avant 3 ou 4 mois. Mais malgré tout, vu l'urgence, il y avait la possibilité de l'opérer si un arrangement pouvait être trouvé...
Mes parents inquiétés par l'importance de la maladie et se sentant entre de bonnes mains ont accepté le principe et ont pu négocier à la baisse le montant d'une bonne somme, pour intervention plus rapide, c'est à dire 15 jours après la consultation, au lieu des 3 à 4 mois, évoqués précédemment. Comment font des patients qui n'ont pas les moyens de s'engager dans cette démarche ?
Il est absolument honteux et indécent de profiter de la faiblesse des gens, mais encore plus particulièrement dans de tels moments. Et cela se passe dans un hôpital public!

Ce principe connu, est une conséquence de ce manque de spécialistes et, est tout aussi inquiétant.
Ce sujet là doit aussi être abordé.

L'hôpital est malade, c'est grave Docteur ?

Merci pour votre engagement, votre témoignage et merci aussi à tous les intervenants.
Philippe

Portrait de clairede25

Bonjour Monsieur Giraudeau
Juste un mot pour vous dire quel cadeau nous a fait mon mari en decidant de partir dans la dignite avec ses proches a ses cotes jusqu a son dernier souffle. Acteur tout comme vous il s est battu longtemps et a espere puis choisi apres une nouvelle operation de ne plus subir cela car a l heure actuelle ce cancer ne se guerit pas
Nous avons passe les 15 derniers jours de sa vie en service dermato ou le personnel nous a accueilli comme des hotes en nous permettant d etre l un pres de l autre nuit et jour et c est de cela que je me nourris aujourd hui
car comme temoigne une autre personne il y a parfois la mort au bout du chemin et cette finalite est difficcle a comprendre et a accepter de part et d autre
etre prepare par l equipe soignante a ete une force

Portrait de sandra

Bonjour Monsieur Giraudeau, Votre témoignage et celui de ceux et celles touchés par le Cancer m'ont terriblement ému. Il y a 10 ans ma mère échouait dans sa longue lutte contre la maladie, elle avait 57ans. Une de mes tantes est elle aussi malade ma malchance de connaitre un jour ce sort est donc grand!! mais moi ce qui me révolte et c'est aussi pour sauver nos hopitaux c'est que les medecines parallèles ne soient pas plus étudiées, merci en tout cas au personnel soignant de l'hôpital public de Mont de marsan qui a été fabuleux avec elle, avec nous! dommage que de grands centres de cancerologies soient eux si froid, distant, blasé...alors qu'avec cette maladie il y a beaucoup de souffrances physique, morale souvent la mort au bout.

Portrait de philjo40

En effet ,sauvons vite l'hopital de ces charognards de politique.Pourtant le personnel et les infirmières sont dans l'ensemble extraordinaires .Dur métier exposé.Les médecins ou chirurgiens sont eux dans un autre monde.Il est vrai que quand la maladie arrive brutalement on est seul.Dans mon cas cancer des 2 reins (2007 et 2009) sans traitement pour l'instant mais avec crise d'angoisse ou fatigue ,ce n'est pas toujours top.Enchainement de scanners,IRM , examens et on flippe à chaque fois.
Mon cancer rein principal a 3 ans (nephrectomie rein droit ,cause tumeur 8 cm)et le syndrome métastases plombe la vie.
En tout cas ,on est avec vous!

Portrait de sophielatourmonsiteinternet

Je vais prendre le temps de lire tout cela Je découvre grâce à France-info Je ne me suis jamais précipitée pour recevoir une chimiothérapie Les rayons ne m'ont fait que des séquelles J'ai refus' deux fois la chimio Tout dépend où en est son cancer C'est que moi on ne m'a pas crue en 1992 La première opération a eu lieu seulement en 2004, puisqu'un généraliste n'a pas voulu me faire une ordonnance pour une mammographie alors quej'étais en pleine douleur physique ( mal depuis 92 et autres signes importants / cancer non hormonanl ) J'exolique sur mon site gratuit http://www.sophielatour.com Je prendrai le temps de visiter La Maison du cancer Donc à bientôt Je suis maintenant en fauteuil roulant et loge dans 20 mètres carrés où je ne peux pas me déplacer ( tumeur au thymus - tache au poumon jamais fumé etc etc etc etc et cetera voir mon site gratuit merci )

sophielatour.com

Portrait de coco

bonjour bernard,
j'ai 47 ANS J'AI EU UN CANCER DU COLON EN 2009 opérée, 6 mois de chimio, je suis tout a fait d'accord avec vous il y a un réel manque de temps consacré aux malades on est traité a la "queue leu leu" pardonnez moi l'expression j'ai fait ma chimio a st malo j'habite DINARD LE SERVICE DE CHIMIO EST NOUVEAU MAIS TROP JUSTE ET 4par 4 nous etions "branchées" pendant 2a 4h moi malade comme un chien avec des nausées rien n'y faisait une vrai galère les infirmières très gentilles par contre débordées de travail courent dans tous les sens l'oncologue balance ses protocoles comme une machine et pas d'aide pas de soutien a coté on se sent parfois très seul on a peur d'être lourd pour le personnel alors des fois on souffre en silence la prise en charge est négligée pour un tel traumatisme il faut que cela change je vais me porter bénévole et tenter d'aider plus j'ai toujours contact avec des mammy qui ont eu le même cancer et toutes disent la même chose on est pas assez "encadrés" aidons nous entre nous je suis prête a vous aider a faire bouger les choses merci de nous servir de porte parole bernard bon courage nous sommes avec vous et je vous aime comme acteur,ecrivain et quand je voit le malade courageux que vous etes je vous aime encor plus!!!!MERCI vos paroles me donnent la peche pour me reconstruire après cette terrible tempête ....coco de DINARD

Portrait de Muriel S

Bonjour et merci Monsieur Bernard GIRAUDEAU. J'ai découvert votre site lors de l'émission de Mireille Dumas ; j'étais très contente de vous entendre, merci de nous donner un peu de votre force. Grâce à vous nous trouvons des réponses à pas mal de questions que l'on se pose. C'est vrai que cette maladie touche de plus en plus de famille et on s'en rend compte surtout lorsqu'on est concerné. J'espère qu'il y aura assez d'oncologues dans l'avenir. Moi je suis suivie à Nice par le Centre Antoine Lacassagne où il y a pour l'instant je pense pas mal de bons médecins, des anciens et des jeunes qui prennent la relève. Le personnel (corps médical et administratif) est formidable. Heureusement qu'il y a des endroits où on ressent ce côté humain ; on est si souvent confronté à des personnes calomnieuses, fausses, jalouses... gratuitement, si elles savaient.....

Portrait de soleil 08

Merci Bernard Giraudeau.
J' ai longtemps espéré qu'une réelle prise de conscience émmerge.C'est chose faite grâce à vous. A l'époque du cancer de mon mari, en 1998-1999 il n'existait rien ou presque...des numéros verts ,peu de témoignages écrits et encore moins de revendications .J'avais eu l'envie,moi de créer quelque chose mais sans internet et anonyme de 28 ans j'ai renoncé. A présent j'ai témoigné ici sous le pseudo "soleil" puis "soleil 08" de notre histoire vécue avec le cancer .C'est important comme il est important que chacun de nos concitoyens prenne conscience que le cancer n'épargne personne et que notre hôpital public fait naufrage!
N.B (MERCI encore Monsieur Giraudeau;je vous "admirais en tant qu'écrivain surtout alors en tant que "porte-parole" ...)Gros courage à vous .

Portrait de martine steven

bonjour a tous et toute un grand merci a monsieur Giraudeau j'ai vu votre émission avec mireille Dumas j'ai trouver super j'ai 43 ans et j'ai étais ateinte d'un cancer du sein y a un an chimio, radiotérapie enfin tout le tralala jr agent social de nuit dans un EHPAD dans les landes et j'ai continuer a travailler pendand mon traitement cela me faisais du bien j'ai était tres entourer par ma famille mon mari mes 4 enfant et mes petit enfant et cela compte énormément la maladie je ne l'ai pas accepter je l'ai tolérer car je suis quelqu'un qui ne boit pas ne fume pas et qui a toujour fait du sport et eu une vie saine et je me suis dit pourquoi moi??mais la maladie etait la et le combat commence il faut continuer ce combat il faut baisser les bras par contre je me suis apperçu que beaucoup de gens s'appitoye sur votre sort et là j'ai fait le trie des gens qui ce dise "vos amies" et se qui ceux qui sont la par pitier qui ne savait pas que vous existier avant moi je tiend a dire un grand merci a l'hopital de jour de dax ou j'ai fait mon traitement pour leurs dévoument leur gentillesse et leur humanitude oui ce mot est juste pour ses gens là il prenne la personne dans sa globalité et non comme un malade et se c'est génial merci aussi pour se site qui est génial
merci beaucoup

martine

Portrait de Christine Lauraire

A la fois proche d'un malade et personnel soignant, je me sens complètement concerné par votre lutte..
Mon mari atteint d'un cancer grave et rare est en traitement (chirurgies et chimiothérapies) sans répit depuis 3 ans...
Il suffit d'aller dans un service d'oncologie pour prendre conscience que le terme de "patient" n'a pas été choisi par hasard... Il en faut de la patience... Pour une chimiothérapie dont la durée de perfusion est de 30 mn en moyenne, nous devons chaques fois attendre plusieurs heures... Le personnel est pourtant d'une gentillesse et d'une humanité exemplaire... Je les en remercie.. On en a bien besoin d'humanité lorsqu'on traverse des épreuves pareilles...
Si je dis "on" c'est que j'ai l'impression parfois que nous sommes deux à être malade. La maladie est tellement envahissante que nous ne sommes pas trop de deux pour la porter..
Je voudrais réagir par rapport à ceux dont je lis le témoignage et qui disent : le cancer m'a permis d'être encore plus heureux... la vie est plus belle après...etc..
J'ai vraiment le sentiment que l'on ne vit pas la même chose que les autres... Nous étions très heureux AVANT. Nous avons beaucoup de mal à l'être maintenant.. Nous avons le sentiment de ne pas sortir la tête de l'eau.. Nous ne voyons pas le bout du tunnel...
Désolé d'apporter une note pessimiste.
Je vous soutiens dans votre lutte. Merci pour votre témoignage. Bon courage.

Portrait de DORR

Bonjour M. Giraudeau
J'ai regardé l'émission de Mireille Dumas et vos deux vidéos. Je vous félicite d'avoir à la fois de l'énergie pour votre maladie et pour l'investissement afin de faire bouger les choses.
Je suis en rechute pour la 3ème fois et je pense être bien suivie à l'IGR.
Je suis d'accord avec vous au sujet du manque de personnel, surtout dans le service de pharmacie (préparation des produits des malades).
D'un ature côté, il faut pouvoir se raisonner en se disant que c'est pour la bonne cause.
De mon côté, le plus difficile à supporter, c'est quand je croise un enfant, pour moi c'est un supplice, car je ne suppporte pas la souffrance chez l'enfant.
Alors bravo à vous et continuer le chemin que vous vous êtes tracé.
Françoise

Portrait de bazille

Bonjour Monsieur Bernard GIRAUDEAU,
Merci de vouloir rompre le silence du cancer, qui permet comme vous le dites si bien de l’apprivoiser.
Martine

Portrait de patrickv

bonjour Bernard,
J'ai appris en septembre dernier que je suis atteint d'un cancer qui ne devrait me laisser que quelques mois. Si tu as un peu de temps, j'aimerais reprendre contact pour évoquer nos années de pré-adolescence.
amitiés
Patrick VEYSSIERE

Portrait de bonheur

Bonjour Monsieur Giraudeau
J'ai pu voir votre intervention sur Canal + et découvrir avec grand intérêt le site "la maison du cancer".
J'ai personnellement eu, il y a peu de temps, un cancer du poumon avec ablation partielle et chimio. Je tiens à remercier du fond du coeur autant le pneumologue (Yerres 91), que l'excellent chirurgien de l'Hôtel Dieu, que le cancérologue (Yerres 91) et toutes leurs équipes. Effecti-vement, cette expérience et tous les intervenants cités, m'ont complètement réconciliée avec la médecine ...

J'ai connu différents services de chimio, ayant accompagné des personnes proches et je peux dire que, oui, ce serait une très bonne chose si l'on trouvait les moyens de créer des petites structures en chimio, plutôt que devoir subir la course effrénée des aides soignantes dans les grands centres hospitaliers, ces ambiances rajoutant largement au stress et au sentiment d'insécurité des malades.

Personnellement, mon expérience du cancer a été vécue "calmement", sans débordements émotionnels, avec beaucoup d'acceptation. Ce calme intérieur s'explique par mon travail personnel, effectué depuis plusieurs années, sans oublier le grand privilège, durant toute ma maladie, d'être accompagnée régulièrement par plusieurs personnes, bénévoles dans ce domaine. Je n'oublie pas non plus l'importance capitale de l'entourage (famille, amis..).

C'est toutes ces raisons qui m'amènent aujourd'hui à vous contacter. Je vous donne quelques éclaircissements.
J'ai suivi l'enseignement du Reiki Traditionnel Japonais, la pratique de cet enseignement étant pour le moins, générateur de détente et de lâcher-prise. Ce sont des bénévoles de l'Institut de Reiki qui m'ont accompagnée de longs mois. (si vous désirez de plus amples informations, n'hésitez pas à aller sur le site de l'Institut : www.institut-reiki.com, liens "formations & activités" + "les clinics Reiki en bénévolat".

Je fais partie de la Fédération Française de Reiki Traditionnel (www.federeiki.com) et je suis aujourd'hui Praticienne.
Dans ce cadre, je suis également bénévole en Instituts médico-sociaux.
Votre soutien aux malades cancéreux me sensibilise particulièrement et je vous propose ma participation active à l'accompagnement des malades.
A vous de me dire, si vous le voulez bien, de quelle manière concrètement cela peut se faire et je vous remercie de votre réponse.

Très cordialement.
Claire TERAKET

Copie : Organisateurs du site "Maison du Cancer"

Portrait de HELENE

Bonsoir Mr GIRAUDEAU, et bonsoir à tous,

J'ai bientôt 63 ans, je réside à Marseille, et en Mars 2009, je me suis trouvée dans l'obligation d'aller consulter plusieurs spécialistes, pour des douleurs abdominales. Au mois de Mai de la même année, j'ai été opérée d'un cancer des ovaires de stade 3. hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale, cytologie peritonéale et omentectomie.4 heures au bloc, 2 heures en salle de réveil. 8 jours d'hopitalisation. Puis retour à la maison.
Début Juillet, départ pour 6 séances de chimio. Novembre 2009, 2ème opération (2éme look) 4h30 au bloc et 2 heures en salle de réveil, sans compter la pose d'une sonde double "J" et donc 3ème opération pour retirer cette sonde.

Tous ces mois de soins, effectués par une équipe Chirurgicale et médicale formidable. L'hôpital Amboise-Paré mérite une médaille d'Or. Le Docteur CONTE a été toujours très proche, et m'a toujours tout expliqué avec le sourire et beaucoup de douceur. Le personnel soignant adorable. Service Chimio idem.
Je pense que j'ai eu beaucoup de chance. Après chaque Chimio, mon mari et moi-même, partions nous reposer dans quelques jolis coins de nôtre belle France. L'oncologue qui m'a soigné, et le même qui soigne mon Mari, pour un Kaler.
ET OUI, ON N'IRA TOUS A L'HOPITAL. Mais quel avenir réserve t'on à L'HOPITAL. Comment ne pas se révolter, lorsque le personnel qui part à la retraite n'est pas remplacé!
Lorsqu'on entend dire que l'hôpital doit faire des bénéfices! On ne peut pas faire de BENEFICES AVEC LA SANTE!
LA SANTE N'A PAS DE PRIX. Aujourdh'ui je suis guérie. Il reste des contrôles bien sûr.
C'est un travail colossal, que vous entreprenez MONSIEUR GIRAUDEAU. Je ne sais pas comment? Mais je veux être à vos côtés. Merci de nous aider, MONSIEUR GIRAUDEAU! Nous sommes dans la même galère.....

Portrait de babethcalvet

Bonjour à vous tous.
J'ai une tumeur cérébrale depuis 6 ans. Je suis inopérable. Je suis épatée par votre courage. Aujourd'hui, c'est une journée "fort négative". J'ai 40 ans, on m'annonce qu'il y a peu de chance pour que je vive plus de 10 ans. Celà me semble très court...Plus de travail, pas d'enfant, plus le droit de conduire, alors cette-fois, j'en ai vraiment ras la casquette! (voilà que je fais de l'humour). Je vous donne toutes les forces qu'il me reste(c'est peu). Merci à Bernard Giraudeau, merci à tous ceux qui continuent de se battre.
P.S : sur la photo, juste derrière moi, Rachel, qui nous a quittée il y a déjà un peu plus d'un an.

Portrait de Cécile

N'ayez plus peur Bernard, ça y est le changement arrive, il était temps mais il arrive le changement, nous ne pouvions plus continuer ainsi et croire que le bonheur est au bout de la terre mais bien avec les siens.
Que l'on peut faire des économies avec l'éducation et la santé. C'est fini tout ça. Pour preuve la gauche est passé, pourquoi ? parce que les gens n'ont plus peur et vont vers la confiance. Ayez confiance Bernard en l'avenir, en un avenir meilleur. La solidarité est en marche !
Longue vie à vous.

Portrait de Véronique BARABAN

Évidemment, nous irons tous à l'hôpital ! Pour ma part, tout ce que Bernard a vécu, je l'ai vécu également et j'ai ressenti et je ressent toujours tout ce qu'il a ressentit et ressent !!!! Le cancer, j'en parle et je dit, que c'est une maladie comme une autre, il faut arrêter d'avoir peur de considérer que parler du cancer est TABOU !

J'ai eu la chance d'être opéré par un merveilleux chirurgien (clinique de l'Isle Adam 95) et de poursuivre mes traitements = chimio et radiothérapie avec des personnes formidables ! qui prenaient le temps de tout expliquer..... enfin, qui prenaient le temps et qui étaient disponibles pour chaque malade !! et ce, malgré le nombre de plus en plus nombreux (du moins, c'était l'impression que j'avais, mais je sais que la charge de travail était énorme et tous restaient souriant !). Ces traitements, je les ai suivis à la clinique d'Osny dans le Val d'Oise ! Je salue la grandeur d'âme de chaque infirmière, et des oncologues ! et, aussi, des malades qui sont également formidables !!! Je n'ai pas cessé de travaillé : je m'arrêtais une semaine à la suite de chaque chimio car je ne voulais pas prendre le volant mais, s'il n'y avait pas eu les trajets, je me sentais capable d'assumer les tâches ! De plus, mes employeurs ont été formidables et me laissaient carte blanche dans l'organisation de mon travail et, surtout, quant à ma présence au bureau ! J'en profite pour saluer tous les membres de SARCELLES JEUNES à Sarcelles, adhérents de cette association, le personnel et les bénévoles ! J'y ai rencontré beaucoup de personnes qui avaient la richesse du coeur !!!!

Je voudrais que tous les malades atteints du cancer aient la chance de vivre leur maladie comme j'ai vécu et vis la mienne........... Plus de moyens, c'est évident, mais, également, trouver des moyens pour que chacun vit une vie plus SAINE ! Une sorte de prévention au cancer = une agriculture moins chimique, moins de stress,..... etc...

J'ai tellement de choses à dire mais, je n'arrive pas à aligner des mots pour le dire !!!!!

Enfin, j'en parle volontier et n'hésite pas à arrêter des personnes "tristes" dans la rue car, lorsque l'on a vécu cette maladie, on sait reconnaitre d'un coup d'oeil la personne qui vit ce que vous avez vécu (ou vivait encore) ; je parle de mon vécu et, souvent, ça les rassure et nous nous quittons chacun avec le sourire. Je fais des contrôles tous les 6 mois et j'ai de magnifiques cheveux ! bien plus beau qu'avant et.... je parle de renaissance !!!!

Portrait de Jean HUMENRY

Bonjour à tous,
C'est vrai, nous irons tous à l'hôpital.
J'y suis déjà passé pour d'autres raisons suite à un AVC qui m'avait laissé hémiplégique, il y a 5 ans.
La vie est ainsi faite et j'ai pu remonter la pente, au quotidien à pas lents, grâce à mes proches surtout et mes envies, forces intérieures méconnues.
La chance aussi je crois, d'être un artiste. Je veux redonner une partie de ma chance de sur-vivant en partageant ce plus qui m'a été accordé. Je retrouve les enfants, leurs familles à Curie pour tenter avec quelques chansons d'apporter un temps de calme, de paix et d'espoir.
Je constate là aussi une baisse des moyens, de manque de personnel pour répondre aux attentes, aux angoisses des familles:ces parents qui découvrent que leur bébé de 6 mois est déjà atteint d'un cancer grave.
La force est-elle dans l'innocence ? Les enfants donnent des leçons dans ce sens et ceux qui guérissent reviennent partager des goûters et de petites fêtes.
Que l'état, que les hommes élus ne soit pas démissionnaires !
Qu'ils donnent les moyens de soigner ceux qui sont touchés !
Qu'ils soit vaillants sur le terrain de la vie quotidienne pour lutter contre ceux qui n'ont cesse d'empoisonner notre environnement !
Ces nouveaux projets de société sont à inventer sans tarder avec courage et ambition.
Assez de politique de l'autruche !
Merci Bernard, j'avais déjà depuis longtemps beaucoup d'admiration pour vous.
Merci de pousser ces cris et de nous aider à les pousser.
ET POUR TOUS CEUX QUI SONT DEJA A l'HOPITAL

PAR TOUTES LES ENERGIES

Par les jours et par les nuits
Par les aurores, les crépuscules
Par les étangs et les ruisseaux
Par les pluies et les brumes.
Les flocons tourbillons
Le soleil et ses rayons
Les cascades sur les rochers
Les embruns et les vagues

Par les sourires inconnus
Par les visages relevés
Les espoirs murmurés
Les cris des révoltés
Les enfants dans les bras, serrés
Les coups de coeur
Les coups de mains
Les coups de foudre
Les coups de gueule
Les coups d’éclat

Par toutes les énergies.
L’énergie de la vie au quotidien
L’énergie de la tête vide
L’énergie du rêve et des projets
L’énergie de se lever
L’énergie de se coucher
L’énergie de plonger dans des eaux glacées
L’énergie de se lancer
L’énergie d’aimer
L’énergie des utopies
L’énergie de l’univers

Portrait de Ktrine

Bonjour,

Tout dabord ,merci d'être venu interpeller chacun de nous."Nous irons tous à l'hôpital"est une réalité qui pourtant semble échapper à beaucoup d'entre nous....par peur...par négligence ...Quand l'hopital est en grêve c'est tout le monde qui devrait se mobiliser ...pas seuleument les soignants ( pour qui le manque d'effectif est une difficulté supplémentaire dans le choix de faire ou non grêve ) pas seulement les malades ,les familles de malades mais TOUS!!!On sera tous confronté un jour ou l'autre à la maladie ou à celle d'un proche.
J'ai été soignée pour un cancer du sein il y a un peu plus d'un an et d'autre part je suis infirmière dans un service de soins à domicile pour personnes agées ,handicapées ou en fin de vie.Je suis infirmière depuis 25 ans et les conditions de travail sont de plus en plus effarantes pourtant je prends le temps de faire mon travail comme je l'aime...il faut toujours prendre le temps necessaire sinon on devient trop souvent maltraitant sans s'en apercevoir.Je déborde dans mes horaires tant pis ...Travailler vite c'est aussi prendre des risques pour soi et pour ceux que l'on soigne...ne pas se laver les mains c'est faire prendre un risque d'infection...ne pas vérifier une ordonnance qui vous semble curieuse peut-être fatal , ne pas savoir écouter peut vous faire défaut dans la prise d'information , ne pas savoir donner la main c'est souvent pour échapper à ses propres peurs de soignant.Soigner ce n'est pas seulement établir un diagnostic , prescrire...c'est la relation d'une personne à une autre dans sa globalité.Si vous paraissez sans arrêt pressé la personne malade n'osera pas vous "déranger" et il en découlera bien souvent un sentiment d'insécurité, des éléments essentiels au bon déroulement des soins pourront vous être occultés.Tout ceci est néfaste à la prise en charge du patient(je n aime pas ce mot ,il y contient"passif") et à ses chances de guérison.
Il y a urgence à sauver la santé..Nous vivons dans un monde où l'argent est devenu la priorité ...on sauve les banques alors qu'il faudrait sauver l'hôpital.A chaque nouvelle année ne se souhaitons nous pas une"bonne année ,bonne santé!"?
Tout le monde rale après le système de santé qui se dégrade de jours en jours (le domicile coûte à priopri moins cher que l'ho^pital mais les moyens déjà très bas sont réduits d'année en année) .
" On ira tous à l'hôpital" est une réelle opportunité pour tous d'en prendre rééllement conscience et ainsi d'être enfin acteurs ( oui enfin rassurez -vous on ne va pas vous piquer votre boulot ...encore qu'un petit "César collectif" dans quelques années pour tous ceux qui auront "osés" sauver l'hôpital...)
Merci de vous impliquer.

Portrait de Hersé

Bonjour,
Et oui, je suis à l'hopital...et, entre parenthèses, je suis content d'y aller. J'y retrouve "mon oncologue" et "mes infirmières" qui font partie de mon entourage. Pour combien de temps? Je suis entièrement d'accord avec Bernard Giraudeau sur la dégradation des moyens et du temps consacré au malade.
J'ai un carcinome au rein gauche, inopérable pour l'instant, et je suis traité au Torisel une fois par semaine depuis octobre dernier.
Le service de jour à l'hopital est en train de mettre en route un projet qui permettrait de recevoir un tiers de patient en plus (la liste des malades s'allongent de plus en plus), ce qui réduira de 2 heures mon temps de présence.Donc moins de possibilité d'échanges.
Je trouve déplorable ce manque d'attention envers nous. Pour moi, ce passage hebdomadaire me permettait de poser un certain nombre de questions, de lever des angoisses, de rencontrer l'oncologue...
Je trouve déplorable de réduire le personnel soignant à un travail à la chaine; on a besoin de leur bonne humeur et de leur sourire...
Je trouve déplorable d'imposer aux médecins des containtes budgétaires impossibles à tenir et de les éloigner de leur vrai métier.
Quand j'arrive dans le service, je suis de plus en plus dégouter de voir tout le monde courir, de vous bonjour avec un sourire crispé.
Que Roselyne Bachelot ait les mains attachées,Ok! mais qu'elle vienne à l'hopital y faire un séjour...
Merci à vous

Portrait de carole a

Bonjour Bernard
on se connait depuis longtemps ( voyage , voyage...); je suis votre combat depuis longtemps et je suis ravie de votre engagement dans la reconnaissance , les besoins d'évolutions à tout niveau pour cette maladie ;j'espère que votre notoriété et votre courage permettront de faire parler du cancer de manière visible et durable ! à mon tour je suis personnellement confrontée à cette maladie et j'espère que prochainement nous pourrons échanger sur ce sujet

Portrait de toche

Bonjour,
B.Giraudeau visite le émissions grand public et il a raison. Ca fait mouche car il dit les choses en face. Malade depuis longtemps et plutôt en forme, il m'est souvent arrivé de dire aux maladroits ou à ceux qui me maltraitaient "vous comprendrez quand vous y aurez droit". Et ça les renvoyait à leur peur, mais j'avais l'impression de menacer, ce qui n'est pas le but de ces propos pertinants.
Il faut que nous commencions à avancer des solutions. En préalable, le cancer doit cesser dans l'esprit de tous d'être synonyme de fatalité et de morbidité. Ca se soigne. Il faut que les assureurs cessent de nous imposer des coûts supérieurs aux autres sous prétexte de pronostic vital soit- disant engagé. Il est engagé le jour de notre naissance ! Il faut que dans les entreprises, on nous considère comme normaux, pas pestiférés, et que les dispositifs de mise en congés maladie soit allégés, que nous ayons de quoi vivre si nous ne pouvons reprendre une activité professionnelle intensive. Il faut qu'on cesse de nous regarder de travers ou avec pitié. Notre maladie est comme les autres, respectable, durable, chronique ou pas. Nous l'assumons et la prenons en charge comme nous pouvons, souvent individuellement. Pensons y, puisque nous irons tous à l'hopital.
A partir de là, les moyens en soignants, matériels, médicaments doivent suivre. C'est un autre combat, essentiel et politique.
A suivre ...

Toche

Portrait de kris

cher bernard gireaudau,je suis touchée qu'une personnalité telle que vous apporte son témoignage à cette cause!il se trouve qu'il y a deux ans,mon compagnon est décédé après deux ans de souffrance physique et psychologique! cadre supérieur de santé dans un service de carcinologie ORL et MAXILLOFACIALE ,j'avais les moyens de persuasion pour ménager son espoir de vie et ainsi lui permettre d'endurer mille et une tortures!la seule critique que je formulerai c'est que vous avez politisé le débat en minaudant avec mme aubry et en accusant "sous cape" le gouvernement sarkosy! qui ferme les hôpitaux,qui parle de restrictions budgétaires etc etc!mais savez vous qu'il n'y a qu'en france où la solidarité sociale paie des chimiothérapies extrêmement coûteuses à 100%,paie un dépistage extraordinairement coûteux et vous trouvez que ça n'est pas suffisant? mais comment ferons nous pour assurer les mêmes soins pour tous? c'est la sécu qui paie!promenez vous à l'étranger et même dans de nombreux pays européens,vous verrez!je vous imagine trop intelligent pour pencher vers la démagogie gauchisante comme pas mal de vos amis du spectacle,exploitez votre personnalité et créez un telethon du cancer!pardonnez moi cette rudesse de ton mais le risque de faillite est réel,gardons nous de ne pas realiser que nous sommes "encore" tres bien soignés

Portrait de soizigalix

Bonjour Bernard Giraudeau,
Tout d'abord un grand merci au nom des malades et au nom des médecins-je fais partie des deux catégories- pour vos interventions télévisées, qui ont "liquéfié" vos interlocuteurs politiques ou journalistes ou "people", qui, au travers de vos propos réalisent qu'un jour ils y viendront aussi dans ce parcours.
Votre témoignage a fait un bang dans le monde médiatique, et ceci aidera peut être à faire comprendre que la santé DOIT passer en premier.
Personne n'y échappera à cet hôpital que d'aucuns maudissent parce qu'il coûte cher, mais que beaucoup bénissent parce qu'il y a toujours de la lumière et des coeurs qui soignent, même s'ils sont rares.
Il est impossible de pratiquer seulement avec des mains, il faut beaucoup d'humanisme, et je me suis aperçue en passant de l'autre côté de la barrière que cette dernière qualité fait souvent défaut. Les médecins, comme les malades ont peur de la douleur, de la mort, et souvent fuient sous le prétexte de surcharge administrative.....en envoyant le psychologue pour traiter ce qu'ils appellent les basses tâches, et qui finalement représente le plus important de la thérapeutique. Tous les témoignages concordent pour dire ce que l'apparition du psychologue ou l'environnement des grands centres représente pour le soulagement du patient. Mais il ne fait aucun doute que dans ces centres les soignants ont appris à entourer les lourdes thérapeutiques par autre chose que la fuite.
On bourre la tête de nos étudiants de matières scientifiques pointues, de techniques d'avant garde, mais la psychologie est absente du registre, et de la sélection.
Nous, vieux médecins qui avons lutté contre une médecine fonctionnaire et déshumanisée -j'ai travaillé à l'hôpital et je sais de quoi je parle-, qui avons connu de vrais médecins de famille aujourd'hui en voie de disparition,voyons l'avenir avec beaucoup de pessimisme. Le ministère de la santé a disparu, les médecins hospitaliers seront nommés par le directeur calculette à la main, et qui prendra le moins cher.....
Mais l'espoir me revient quand je vous entends, Bernard, si bien parler de ces problèmes majeurs que vous connaissez, hélas; vous avez su trouver les mots qu'il faut, vous enfoncez les portes avec courage et dignité,vous êtes le messager attendu.
Merci et encore merci et pardonnez ma longueur, mais j'ai tant de choses à dire encore.
Françoise