Dans la deuxième partie de cet entretien vidéo, Bernard Giraudeau revient sur l'importance de rester un malade actif et de garder un esprit critique sur les thérapies suivies. Lui-même explorateur de plusieurs voies complémentaires: yoga, méditation, hypnothérapie, il explique comment ce parcours personnel de recherche permet de vivre l'épreuve de la maladie dans une certaine sérénité.(Durée de la vidéo: 2min35s)

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Retrouvez la première partie de cet entretien vidéo: "Accepter la maladie sans se résigner"

Commentaires : (11)

Portrait de Marie Pierre

Tout ce que dit Bernard Giraudeau est tellement VRAI!!! j'ai eu un cancer en 2002...mon Père Chéri est mort d'un cancer en Aout 2008, sa Soeur est morte en avril 2009 et Ma Maman est morte en décembre 2009...Tous emportés par le cancer...Aujourd'hui je ne sais pas comment continuer...sans eux je n'ai plus de force...plus rien ne me fait envie...je ne sais pas vers qui me tourner...
voilà...qui peut m'aider?

Marie Pierre

Portrait de Lau - Paris -

Une amie touchée par le cancer du poumon est morte à 45 ans alors qu'elle ne fumait pas, vivait sainement et était sportive ... c'est injuste, surtout si jeune. Elle n'a hélas pas connu les propos si apaisants et VRAIS de Mr Giraudeau, car elle est morte avant la création de la maison du cancer.

Elle s'est entendu dire par un médecin " votre cancer à petites cellules est imperméable à la chimio et aux rayons, et les probabliltés d'en sortir sont minces, très minimes " : le tact et la psychologie personnifiés ! Même si cela s'est vérifié puisqu'elle est morte en un an après 3 séances de chimio (sur 6 initialement prévues), il y a une manière de parler aux gens ! Et cet exemple prouve que ce n'est pas la bonne. Annoncer des mauvaises nouvelles, cela s'apprend. Pas inné.

Bernard Giraudeau parlait des " médecins assis " assis sur leur savoir, leurs théories et leurs études cliniques, mais dénués de toute empathie, affect et compréhension de la souffrance engendrée en face. Certains toubibs sont tellement mal à l'aise avec la maladie et la mort inéluctable, comme le cancer foudroyant de cette amie, qu'ils balancent les choses, telle une patate chaude leur brulant les mains !

Que l'on dispense en fac de médecine des cours pratiques et détaillés aux futurs médecins, sur l'énoncé du diagnostic ! Et prière de ne pas sécher les cours, car annoncer du malheur et une mort prochaine ou des traitements très pénibles, ce n'est pas une évidence. Le bon sens ne suffit pas. Pire pour certains médecins, c'est une découverte !

Quant à notre système de santé, il y aurait beaucoup à dire sur la pénurie de personnel et le nombre de malade croissant et l'inadéquation entre ces deux impératifs, mais Bernard Giraudeau l'a très bien expliqué avec ses métaphores, son ironie mordante sur Canal + en mars 2010 ( incompétences des conseillers techniques de Miss Bachelot, elle-même 100 % poings et mains liées ) et bravo pour son franc parler et sa lucidité !

Laurence

Portrait de CELIBER

c'est vrai que notre système médical est confronté à quelques erreurs;on m'a dignostiqué à 31ans un cancer du sein gauche, il y a 2ans , un an après la naissance de notre fils..donc dure étape:opération; chimio, rayons.;heureusement grâce au professionnalisme, l'écoute et la gentillesse de l'équipe médicale, tout s'est très bien passé; en revanche bonjour les soucis avec la Sécurtié sociale!!!malgré des feuilles de soins de mon oncologue, je suis tombée sur une personne peu scrupuleuse et "un vrai fonctionnaire"pardonnez-moi.;Mais il m'envoyait des rappels de courrier en me demandant une multitude de papiers pour "un congé de MATERNITE", cela a duré 5mois, jusqu'au jour où j'ai envoyé un courrier en recommandé au directeur du CPAM du Val De Marne, il était désolé de l'incompétence de cet employer et a pris les choses en mains pour mes remboursements et mon congé de MALADIE... Mais il ne faut pas se plaindre en France on a la chance d'avoir le système de la sécurité sociale, et c'est bien appréciable..quand tout fonctionne bien!!!De plus certains organismes sérieux vous renseignent ou prennent en charge vos dossiers...
ONCO94 est un regroupement de médecins sérieux qui s'occupent de votre cas

Portrait de celia92

bravo monsieur giraudeau

Portrait de nathalienguyen

Esprit critique.

Bonjour, je suis formatrice en technique à médiation corporelle auprès du personnel soignant.
La recherche des malades auprès de differents thérapeutes est pour beaucoup longue onéreuse et quelquefois risquée. La plupart des patients ayant recours à des méthodes alternatives et complémentaires n'en parle pas à leur medecin de peur de ne pas être compris ou de voir leur démarche invalidée (70% des personnes ayant recours à ces méthodes le taise et 60% des malades utilisent ces techniques).

Un grand nombre de recherche évalue l'efficacité de ces techniques malheureusement ni le corps médical ni les patients n'utilisent ces éléments.
A mon sens il y a une necessité d'information tant des soignants que des malades sur les possibilités des pratiques complémentaires, leur efficacité leur inocuité les lieux de pratiques la formation des thérapeutes et sur les concepts auxquelles elles se réfèrent.
Les malades ayant recours à des soins comlémentaires sont animés par une volonté d'être acteur de leur maladie.
Je souhaite que les bases d'un dialogue puissent être posées pour que le malade puisse en confiance exposer ses stratégies de soins à l'équipe médicale.
Je souhaite qu'une éducation aux soins complémentaires soit partagée par les patients et les soignants.
en bref que le malade soit engagé dans une démarche de soin globale.

Légèrement découragée par les murs auxquels je me cogne je continue...et suis regonflée par votre énergie!
Nathalie

Portrait de allogreffe

Bonjour,
Difficile de commencer lorsqu'on a connu cela, voici dix ans et qu'aujourd'hui, on se retrouve de nouveau confrontée à la maladie, à la pathologie lourde. La grande différence réside dans la prise en charge du patient, et malheureusement, celle-ci n'est plus. Voici, dix ans,j'ai eu un cancer du sein. J'ai eu en face de moi une équipe de professionnels, trois cancérologues chacun dans leur spécialité, qui ont pris le temps de répondre à toutes mes questions. A vrai dire, je pose toujours beaucoup de questions. Les infirmières m'avaient dit"vous savez, dans l'émotion on oublie, écrivez-donc vos questions". J'étais arrivée avec une copie double et ces gens d'exceptions avaient répondu à toutes mes questions. 4 heures de discussion rien que pour moi. Et bien je dois dire que cela m'avait permis de surmonter la maladie et de me consacrer à moi età mon bien être intérieur. J'étais sereine et confiante. Voilà, les cles de la réussite.
Quant est-il aujourd'hui?
Aujourd'hui: avant même d'avoir un seul des résultats, on m'annonce des scénarios catastrophes dont le seul verdict est CHIMIO, aujourd'hui, trois mois, bientôt quatre mois après ma première hospitalisation d'urgence, je ne suis toujours pas prise en charge de façon effective. J'ai reçu un compte-rendu de Staff pour m'informer que j'avais une mielodysplasie de type REB-t , sur ce compte rendu y figure un médecin traitant, qui n'est pas le mien, un lieu de vie qui n'est pas le mien, mais bien pis pour ce qui concerne mon avenir et ma prise en charge rapide et efficace, que je n'aurais pas de fratrie, ce qui est faux et qui constitue le point vital, car pour une greffe de moelle, les frères et soeurs sont les donneurs les plus compatibles.
"Gardez un esprit critique", oui, il le faut, il faut restez aussi objectif et faire la part des choses. Aujourd'hui , notre système santé va très mal, oui, mais le patient doit-il en faire les frais et accepter tous faits et actes de négligeance, de maltraitance, comme le désigne le haut conseil de la santé, personnellement, je dis non. Non pour moi, Non pour l'avenir de mes enfants et petits enfants, si j'ai la chance de les voir grandir. Lorsque je dis cela, ne vous méprenez-pas, je ne suis pas péssimiste, je reste objective justement. J'ai osé lancé "une bombe" comme je la désigne, à savoir un dossier de 12 pages relatant ma prise en charge et mettant en exergue les dysfonctionnements de l'Hôpital public où j'ai séjourné. En faisant cela, et cela m'a coûté de le faire, croyez-moi, je savais que je ne prenais pas les chemins les plus faciles pour une prise en charge effective. Je constate que des lois existent, que des protocoles sont rédigés, que des instances sont chargées de superviser l'application de ceux-ci et que lorsque vous devenez acteur de votre prise en charge, que lorsque, par défaut de communication entre les médecins et le patients, défaut ou absence pour ce qui me concerne, vous vous tournez vers internet pour comprendre les investigations qui sont entreprises à votre insus, toujours pour mon cas, je précise, et bien cela devient plus qu'inquiètant que jamais. Pourtant, cette fois-ci, c'est grâce à internet que j'ai compris ce qui m'attendait: état pré_leucémique, c'est par internet et après avoir rédigé ce rapport, qui , au départ, n'était rien d'autre, pour moi, qu'une sorte de "thérapie". Pourquoi dis-je "Thérapie"? parceque l'absence de communication à tout niveau à fait que je me suis retrouvée seule face à moi même, j'ai donc trouvé comme seul et unique moyen de communication l'écriture. Mais suis-je à même de répondre à mes interrogations d'ordre médical? Non, je ne suis pas médecin, je suis la malade. Je n'ai pas eu en face de moi, des spécialistes ayant la volonté de dire les choses ou tout simplement de prendre le temps de tenir compte de ma détresse, de ma solitude. C'est pourquoi, il faut garder un esprit critique. Suis-je responsable des dysfonctionnements d'un Hôpital? je ne crois pas. Suis-je responsable du manque de moyen et de personnel? je ne crois pas non plus. Dois-je me taire et tout accepter lorsque je me sens baffouée, ignorée. Je dis non. L'urgence? l'urgence est pour moi tout autant ma prise en charge que la mise en cause du système lui-même. Certains diront, il faut protéger le service public. Je suis moi aussi pour un service public de proximité. Et c'est pour toutes ces raisons que mon cheminement et ma prise de décision de dénoncer les choses ont été aussi longues et pénibles. D'un autre côté, laisser faire , laisser dire et laisser subir ne peuvent pas m'aider à vivre sereinement ma maladie. Le facteur psychologique est capital dans la prise en charge et l'acceptation de la maladie. Bien vivre sa maladie, c'est être en accord avec soi-même, avec son ethique, avec ses valeurs. C'est aussi pour cela que je passe à l'acte, c'est comme cela que j'avance, je suis moi, mon identité, je suis un tout à prendre ou à laisser. cela plaît ou déplaît, mais au moins je reste ce que je suis. Je crois que dans le cadre de pathologies lourdes, il est primordial d'être soi. Il ne s'agit pas d'arrogance, de révolte ou de refus d'accepter de nouveau la maladie, non, il s'agit du fait qu'avec la maladie, comme vous le dîtes, vous devenez plus fort, bien plus fort même que vous même, vous vous surprenez encore à trouver une énergie enfouie au fin fond de vous, dont vous n'aviez pas connaissance. Vous devenez aussi plus exigeant tant avec vous même qu'avec les autres dans le sens de la véracité et de l'engagement des dires et des actes.
PS: Si vous connaissez un Hématologue, Oncologue capable de converser longuement, d'écouter et d'être compétent dans son domaine, notamment la greffe de moelle, et bien , je prends volontiers. Car ce n'est pas le tout de dire , il faut aussi faire et agir. et aujourd'hui, pour moi, il est plus qu'urgent de trouver une prise en charge efficace. Merci donc à vous tous.
Encore une chose: si vous n'avez pas envie de parler de la maladie, dîtes le. Il faut du temps, des instants même. Il y a des instants, où cela peut être oui, pourquoi pas , essayons, et d'autres instants, où cela sera un non catégorique. Respectez vous et imposez votre volonté, vous en sortirez grandi et vous aiderez aussi votre entourage à poser les limites de l'instant présent.

Portrait de emmanuelle

un grand bonjour à Bernard Giraudeau que j'apprécie énormément. sa philosophie de vie que j'ai adoptée vraiment à ma maladie m'a aidée à être là aujourd'hui. un petit mot de lui me ferai hyper plaisir; j'essaie de le joindre depuis des années juste pour avoir un petit "fil".....c'est quelqu'un de bien. je respecte beaucoup son courage et se pugnacité. il transmet beaucoup d'énergie. merci à vous pour ce site

Portrait de emmanuelle

bonjour,
surtout gardons toujours à l'esprit que la vie n'est qu'un perpétuel combat, et Dieu sait si celui-là en est un!! je suis tombée malade quand ma fille que j'élève seule avait 3 ans. malgré des périodes de découragement total, aidée par l'équipe médicale et ma famille j'ai vaincu!!! il faut toujours se dire que nous sommes uniques, ne jamais se comparer à quiconque. je n'avais que 2 mois à vivre d'après les médecins, et aujourd'hui je suis là et je reprends mon travail dans 2 jours. ma maladie s'est déclarée il y a tout juste 3 ans et demi. je ne lui est donné aucune chance de m'envahir, je l'ai toujours considéré comme une ennemie et ça l'ai encore!! la peur au ventre parfois de "repartir" vers l'enfer...mais je me dis toujours qu'il y a pire que moi. je veux voir ma fille grandir et j'y arriverai. la force de caractère et peut-être l'instinct de survie font que nous réussissons, mais ne jamais baissser les bras.. jamais. aujourd'hui je suis devenue plus sereine et je crois savoir apprécier le BONHEUR, souvent des petits riens que nous n'avions pas perçus. alors gardons courage et gardons le moral. aidons nous et nous y arriverons. sachons faire le tri de ce qui nous dérange, nous bouscule, nous peine et ne gardons que le meilleur, restons positif même quand nous croyons qu'il n'y a aucune raison de l'être. la vie est un cadeau que l'on doit accepter sans donner notre avis, alors maîtrisons notre destin tant que faire ce peut.
arrêtons de nous prendre le tête pour des riens!! vivons en pleine harmonie avec nos choix et nos envies. assumons notre bonheur, et ne culpabilisons pas de vouloir qu'il perdure. je crois qu'il faut être un peu égoÏste si nous voulons être heureux, des "plages" de bonheur s'offrent à nous alors n'hésitons pas à les prendre, sans scrupules.
courage à tous je vous donne plein d'énergie pour continuer!!!! emmanuelle

Portrait de Anna

Merci à ces témoignages, à la fois beaux, émouvants, sincères et qui peuvent tant nous apporter.
Je confirme ce que dit le journaliste de Télérama : ce site est, et doit devenir un site d'utilité publique.
Il ya urgence à se rendre compte des VRAIS problèmes de santé de cette société, trop souvent traités au cas par cas et sans engagements réels de la part des politiques et autres responsables admninistratifs, qui ne voient qu'une partie du puzzle. Malheureusement, seuls les gens "malades" se sentent concernés ! C'est horrible comme constat.
Merci de lutter contre cela avec toute l'énergie que vous avez.

Portrait de lilou

Merci de votre témoignage, Bernard, je me suis souvent retrouvée dans votre parcours et c'est peut-être pour ça que maintenant je fais du qi gong.

La maladie m'a ouvert à un autre monde, mes priorités ont bien changées. J'ose dire que je plus heureuse maintenant car j'ai un nouveau regard sur la vie et bien sûr j'ai remplacé la peur par l'Amour.

Etrange cette prise de conscience qui nous propulse vers des sommets jusqu'alors inconnus. Un chemin de vie difficile pour ma part pendant opération et traitement mais maintenant que ça va mieux j'ai décidé de changer de métier pour me tourner vers les humains et les accompagner afin qu'ils trouvent en eux toutes les ressources accessibles, quel changement...

Portrait de cerOnac

Quel plaisir de vous écouter... Je suis pour ma part convaincue des bienfaits de la méditation, de la relaxation, du bien manger, du bien être, du savoir se faire plaisir... L'entourage change, indéniablement, je le ressents sans qu'il y ait eu besoin de mots. L'horizon s'éclaircit dans tous les sens du terme, moins de monde autour de moi mais ils sont ceux que je privilégie maintenant, l'ambiance qui s'apaise, les détails insignifiants de l'existence qui disparaissent peu à peu... Pour l'instant, j'ai envie de profiter de ce que j'ai trouvé de bien en moi, mais j'ai bien conscience que mon chemin personnel ne s'arrête pas là et c'est une histoire passionnante entre moi et MOI !

cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible avec les yeux"
"On peut construire quelque chose de beau avec les pierres du chemin"
"On a deux vies, la seconde commence quand on prend conscience qu'on en a qu'une"