Alors que s’ ouvre « Movember », mois consacré aux cancers masculins, un homme a accepté de nous confier son parcours. A 34 ans, le sportif de haut niveau Stéphane Beaumont avait tout pour être heureux jusqu’au jour où son médecin a détecté un cancer des testicules. Dix ans plus tard, et  guéri, il revient  sur cette expérience qui a changé son regard sur la vie.

 

« J’ai toujours été un grand sportif. Il y a 10 ans, je jouais au handball au niveau national et au rugby au niveau régional. Professionnellement, je travaillais comme directeur commercial dans l’informatique et je vivais en couple avec la femme que j’aimais. Je me sentais alors comblé par la vie. Un jour, j’ai ressenti une douleur au niveau d’un testicule. Je n’ai pas voulu m’en occuper tout de suite, j’ai laissé traîner un peu les choses… Au bout de trois semaines, un mois, sous la pression de mon entourage, je me suis enfin résigné à prendre rendez-vous chez le médecin. Echographie, examens divers… tout est allé très vite. La semaine suivante, j’étais opéré par un urologue. J’ai dû suivre ensuite une chimiothérapie pendant 4 mois et demi. Après l’annonce du diagnostic, la première chose que j’ai faite, c’est d’aller déposer mes spermatozoïdes à la banque du sperme car ma femme et moi n’avions pas encore d’enfant.

De caractère combatif, je suis resté optimiste d’autant que le médecin m’avait dit que c’était un cancer qui se soignait bien. Pour moi, c’était donc juste un mauvais moment à passer. Je me suis dit : « J’en ai rien à foutre de cette maladie ! Je vais continuer à travailler ». C’est d’ailleurs ce que j’ai fait pendant les premiers mois de traitement. A l’hôpital, je branchais mon ordinateur pendant les perfusions. Je travaillais à distance. J’ai dû juste poser quelques jours d’arrêt le temps de l’intervention chirurgicale. Je ne voulais pas en parler au bureau… Même quand j’ai perdu mes cheveux au bout du troisième mois de traitement, peu de personnes ont su que j’étais malade. Je disais à tout le monde que j’avais adopté un nouveau look ! Garder le moral, rester combatif, c’est vraiment le plus important selon moi. A l’hôpital, il m’arrivait souvent de remonter le moral de personnes effondrées. Comme j’avais confiance en mon médecin, je n’ai pas vécu le cancer comme un drame. Je savais que je m’en sortirai. Et c’est ce qui s’est passé.

Je fais régulièrement mes examens de contrôle. Tout va bien. J’ai même pu avoir ensuite deux enfants. Malgré l’issue positive, un tel événement fait relativiser beaucoup de choses. J’ai vraiment réalisé que le cancer, ça n’arrivait pas qu’aux autres ! Très rapidement, j’ai reconsidéré mes priorités. Au travail, j’ai levé le pied. Ce qui comptait pour moi, c’était de passer du temps avec ma femme. Aujourd’hui, avec le recul, j’ai d’ailleurs du mal à comprendre les personnes qui font un burn-out, par exemple… Selon moi, ce qui se passe au travail ne devrait pas avoir autant d’importance. Ce qui est grave, c’est d’être malade et de passer sa vie à l’hôpital ! Cela m’a donné un appétit de vivre encore plus important qu’avant. La vie est courte, il faut vraiment profiter des bons moments. Voir le verre à moitié plein et non se focaliser sur le négatif. Il n’y a pas de temps à perdre !

Le cancer m’a aussi permis de ressentir plus d’empathie et de développer la compassion vis-à-vis de la souffrance des autres. C’est pour cette raison que j’ai souhaité m’investir dans le projet « Movember » dont l’un des objectifs est de sensibiliser la population masculine au cancer. La prévention est nécessaire car personne n’est jamais préparé à l’éventualité du cancer et j’apprécie le côté ludique de l’opération (porter la moustache pendant un mois !). C’est important de dire aux hommes d’aller se faire dépister, de ne pas attendre. Quand cela m’est arrivé, j’avais un testicule qui avait doublé de volume. J’étais dans le déni. Je ne voulais pas admettre que ce n’était pas normal et j’ai mis du temps à aller voir un médecin. J’ai eu beaucoup de chance mais cela aurait pu être bien plus grave… ».

Propos recueillis par Nathalie Ferron 

Pour en savoir plus

Se faire pousser la moustache pour sensibiliser les hommes aux cancers masculins, tel est le concept de Movember. Pour la 3e année consécutive en France, cette opération d’envergure internationale initiée en Australie se déroule pendant tout le mois de novembre. Le principe ? Arborer la moustache durant cette période afin de sensibiliser l’opinion et de récolter des dons qui serviront à financer des programmes de santé destinés aux hommes concernés par un cancer masculin (testicules, prostate). Pour s’inscrire : http://fr.movember.com/

 

 

 

Commentaire : (1)

Portrait de lozz

Bonjour Madame / Monsieur
je suis Loz garry à la recherche de pret d’argent depuis plusieurs mois car j’avais des dettes et des factures à payer . Je croyais que c’était fini pour moi je n ai plus le sens de vivre.
Mais heureusement j'ai vu des témoignages faites par beaucoup de personnes sur MME Vanessa dans le moteur de recherche Google,c’est ainsi que je l’ai contacté pour obtenir mon prêt de
15000 euros en 72 heures pour régler mes dettes et réaliser mon projet .
Le traitement de ma demande a été très rapide ... Après avoir envoyé les documents comme demandé, j'ai reçu un mail dès réception pour examen de ma situation et en 72 heures plus tard, ma demande a été acceptée avec la plus grande joie, et l'argent a été viré sur mon compte rapidement.
Son service est très rapide avec professionnalisme et sympathie
Voici son Contact : Email: