tribune

Le 3ème rapport de l’Observatoire sociétal des cancers a choisi cette année d’explorer les conséquences de la maladie sur l’activité professionnelle. Les résultats de son enquête montrent les nombreux paradoxes dans lesquels salariés comme employeurs se débattent. Dans les entreprises trop souvent coincées entre solidarité et tabou, le cancer sort encore vainqueur.

L’opération « Jonquille à Curie », qui récolte des dons pour financer les recherches sur la médecine personnalisée se déroule cette année du 18 au 23 mars. Il s’agit de lutter plus précisément contre les tumeurs, notamment en établissant leur profil moléculaire. Entretien avec Christophe Le Tourneau, oncologue à l’Institut Curie, coordinateur de l’essai clinique SHIVA et responsable des essais de la phase I.

Le médecin lui a tenu ce discours : « eh bien madame, avec une tumeur de cette taille là au sein, je m’étonne que vous ne soyez pas déjà morte ! ».  Sidérée, la dame en question n’a pas voulu en savoir plus sur les traitements à venir. Elle est partie en claquant la porte, offusquée par tant de brutalité.

Je vous envoie de tout cœur mes vœux en mon nom et en celui de l’équipe de la Maison. A tous ceux qui luttent, continuez à garder espoir et courage. A tous ceux qui accompagnent,  conservez amour et énergie pour entourer vos proches en souffrance. Le cancer est une traversée difficile, pour nous tous. C’est pour cela que nous espérons que 2012 nous offrira de beaux cadeaux : répit thérapeutique, stabilisation, rémission, et même pour certains guérison.

« Je suis une personne, pas un cancer ». Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, c’est la nouvelle accroche d’une campagne tout juste lancée par l’Institut national du cancer (l’Inca).

Pardon de cette comparaison, mais le cancer, c’est un peu comme la météo. On nous annonce moins 1 degré mais avec « un ressenti » de moins 8. Aujourd’hui, les statistiques affichent 346 500 nouveaux cas par an. Sur une population de 64 millions d’habitants, c’est peu. Alors comment expliquer cette sensation d’être cerné par la maladie?

 

Dans son livre « Cancer : le malade est une personne », Antoine Spire, journaliste et ancien directeur du département « recherche en Sciences Humaines » de l’Institut National du Cancer déplore le manque de soins personnalisés et condamne le manque de formation en psychologie ou philosophie des médecins français. Il nous expose ses arguments. L’oncologue Frédérique Maindrault-Goebel lui répond ensuite.     

En réaction aux critiques exposées par le journaliste Antoine Spire, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l’hôpital Saint-Antoine, répond.  Selon elle, la clinique en cancérologie est la plupart du temps de qualité, la prise en charge personnalisée des patients aussi. Elle reconnaît toutefois que le manque de temps et de formation des médecins  reste un problème à endiguer.

Le rapport INCa sur la guérison du cancer

L’Institut National du cancer (INCa) a publié aujourd’hui un rapport sur la survie des patients atteints de cancers en France. Bonne nouvelle : celle-ci s’améliore. Mais le vrai changement, c’est l’emploi du terme « guérison » pour qualifier les anciens malades.

La journée mondiale contre le cancer ce 4 février permet de « parler cancer » au grand public. Pour autant, le malade, lui, osera-t-il évoquer son cancer au sein de son entreprise, dans son village, en faire part à ses voisins, ses connaissances… ? Le cancer reste encore tabou. Mais à y regarder de plus près, ce tabou commence un peu à se fissurer.