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La maladie est un véritable séisme pour vous, mais les ondes de choc se répercuteront immanquablement sur votre entourage. Et en premier lieu, sur ceux qui partagent votre quotidien : vos enfants. Faut-il épargner les petits, sous prétexte qu’il vaut mieux de ne pas leur transmettre vos inquiétudes ?

La maladie est un véritable séisme pour vous, mais les ondes de choc se répercuteront immanquablement sur votre entourage. Et en premier lieu, sur ceux qui partagent votre quotidien : vos enfants. Faut-il épargner les petits, sous prétexte qu’il vaut mieux de ne pas leur transmettre vos inquiétudes ? Pas forcément. Les enfants sentent qu’il y a un mal-être, un malaise et s’ils n’en connaissent pas la cause, ils ont vite fait de s’en attribuer la cause. « Il y quelque chose qui ne va pas, perçoivent-ils, et c’est peut-être ma faute ». Alors avec des mots simples et appropriés, c'est-à-dire non anxiogènes, il est donc important de leur dire que « maman ou papa est malade ». Reste qu’il est assez difficile d’expliquer  pourquoi les médicaments vont le rendre plus malade encore. En effet, la maladie « ne se voit pas » au départ, alors qu’elle apparaît au vu de tous plus tard, lorsque « maman ou papa » commencent à prendre des médicaments pour se soigner. Des médicaments qui rendent plus malades ? Une logique difficile à comprendre pour les petits, habitués à prendre des potions pour aller mieux…

S’ils ne prennent pas tout à fait conscience de la maladie au départ, les enfants sont souvent remués par l’apparition de symptômes consécutifs au traitement. La perte des cheveux est ainsi un cap difficile à passer pour eux aussi. C’est pourquoi il faut les informer pas à pas, en amont, afin de désamorcer un tant soit peu leurs inquiétudes. Anouchka