La consigne peut sembler paradoxale, mais les effets sont bien réels : la fatigue liée à un cancer peut-être soulagée par l’activité physique. Essais cliniques à l’appui, cette notion gagne petit à petit du terrain auprès du corps médical et des patients. Encore faut-il qu’elle soit régulièrement rappelée dans les consultations.

 

Les bienfaits du sport sont aujourd’hui largement prouvés mais quelle activité  pratiquer lorsqu’on est confronté au cancer ? Y a-t-il des contre-indications ? Le point avec le Pr Philippe Wind, responsable du service de chirurgie digestive à l’hôpital Avicenne, et enseignant dans le cadre du DU « Sport et Cancer » à Bobigny (93).

 

thierry Bouillet, oncologue, cofondateur de la CAMI

Retrouver son corps, vaincre la fatigue, diminuer les risques de récidives: le sport est décidément un allié de poids dans la lutte contre le cancer. Le Dr Thierry Bouillet, oncologue au CHU Avicenne et à l'Hôpital Américain de Paris, et cofondateur de la CAMI (Cancer Arts Martiaux et Informations) nous rappelle le bien-fondé d'une activité physique régulière.

Encadrée par des professionnels, l’art-thérapie est désormais reconnue comme un soin de support participant à l’amélioration de la qualité de vie des malades.  Ces ateliers qui permettent à chacun d’explorer son imaginaire sont des espaces de bien-être et de liberté dans un contexte difficile.

Chute des cheveux, aphtes, fatigue, perte de poids... Autant de conséquences des chimiothérapies qu’il faut essayer de contrer. Quelques trucs, astuces et médecines complémentaires existent pour soulager ces désagréments plus ou moins douloureux. Fabienne Njepel, infirmière en oncologie médicale à l'HEGP AP-HP,  nous prodigue ses conseils.

Il m’a fallu plus de deux ans pour accepter la «lenteur de vivre ». Il est vrai, il est très difficile de se mettre au diapason d’un corps soudain au ralenti.

Le Dr Joseph Gligorov, oncologue à l’hôpital Tenon à Paris, nous explique pourquoi les traitements du cancer épuisent les patients et s’il est possible d’agir contre cette fatigue, première plainte des malades avant la douleur.

Parce qu’elle opère à la fois sur le calme mental, le soulagement des tensions et la relance de l’énergie, cette pratique ancestrale peut aider face à la maladie. Explications du Dr Lionel Coudron, médecin et directeur de l’institut de Yoga Thérapie, auteur de « Yoga Thérapie », (éd. Odile Jacob, 2010).

 

Pour lutter contre l’embonpoint et la déprime post-traitements, la pratique d’une activité physique s’avère particulièrement bénéfique après un cancer du sein. 

 

La maladie perturbe la vie sexuelle d’un couple. Fatigue, séquelles corporelles, médicaments hormonaux,  aboutissent souvent à une perte de désir. Mais pour que son conjoint ne cède pas à la tentation d’aller voir ailleurs ou pire encore ne claque la porte, il faut parfois, comme l’explique la psychologue Maryse Vaillant, se forcer un peu…