Atteint d’ un cancer, on peut être tenté de multiplier les conseils thérapeutiques et les rencontres avec des spécialistes. Si demander un second avis médical est en effet un droit des patients, la démarche n’est cependant pas si évidente. Face aux réticences de certains oncologues, les recours existent.

Scanner, Irm, Pet Scan, notre vie de malade est jalonnée de ces examens. Ils sont essentiels au suivi à la trace du crabe. La bête est-elle calme, plutôt en fuite ou au contraire de plus en plus envahissante ? La réponse à cette question conditionne… à peu près tout : poursuite ou non du traitement, changement de protocole, retour à la chimio après une pause ou au contraire son arrêt, enfin.

Dans son livre « Cancer : le malade est une personne », Antoine Spire, journaliste et ancien directeur du département « recherche en Sciences Humaines » de l’Institut National du Cancer déplore le manque de soins personnalisés et condamne le manque de formation en psychologie ou philosophie des médecins français. Il nous expose ses arguments. L’oncologue Frédérique Maindrault-Goebel lui répond ensuite.     

En réaction aux critiques exposées par le journaliste Antoine Spire, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l’hôpital Saint-Antoine, répond.  Selon elle, la clinique en cancérologie est la plupart du temps de qualité, la prise en charge personnalisée des patients aussi. Elle reconnaît toutefois que le manque de temps et de formation des médecins  reste un problème à endiguer.

L’équipe de la maison du cancer a enquêté sur la première question lancée par Bernard Giraudeau, dans la web-émission « Nous irons tous à l’hôpital ». L’article dresse un état des lieux sans appel sur la pénurie actuelle et future d’oncologues, sur les choix politiques, et sur la désaffection pour cette filière. Une situation très critique pour les malades et futurs malades.

Plus de malades, moins de cancérologues pour les soigner ? C’est ce qui nous attend, si des mesures efficaces ne sont pas prises. Le rapport du Professeur Jean-Pierre Grünfeld, « Recommandations pour le Plan Cancer 2009-2013 », alerte les autorités sur ce sujet. Les oncologues médicaux, par exemple, ne sont déjà plus assez nombreux. De plus, ils sont répartis inégalement sur le territoire. L’inégalité d’accès aux soins ne fera que se renforcer si l'on n'y prend garde…

Lorsque j’ai récidivé, j’ai émis l’idée que cela pouvait être liée à un gros stress professionnel. Silence. Quel est le lien entre le corps et l’esprit, me direz-vous… Pas prouvé scientifiquement, donc, hypothèse réfutée. A ma première chimio, je n’avais pas perdu tous mes cheveux, grâce au casque mais aussi à l’acupuncture. J’ai fait part de ces petites aiguilles plantées au sommet du crâne qui ralentissent la chute des cheveux. Silence.

-  Sachez que dans l’état de stress tout légitime dans lequel vous êtes, vous ne « capterez » et ne retiendrez qu’une infime partie des informations qui vous serons données. C’est pourquoi il est important de vous faire accompagner.