Ils ont 40 ans à peine et représentent la nouvelle génération de cancérologues. Plus spécialisés, moins paternalistes, plus transparents et ouverts, quelles sont les envies et les ambitions de ceux qui font la cancérologie de demain ? Trois d’entre eux ont répondu aux questions de La Maison du cancer. 

Venus des Etats-Unis, des groupes de malades en psycho-oncologie se sont organisés en France. Aujourd’hui, au sein de tendances différentes, deux courants majeurs coexistent : quels  sont leurs missions, leurs objectifs et leurs pratiques ?

Quand le cancer fait irruption, l’incertitude pèse sur les patients et leur entourage, générant une grande anxiété dans le vécu de chacun. Face à leurs questions, les soignants n’ont hélas pas toujours de réponses. Parce que parfois… ils ne savent pas.

Atteint d’ un cancer, on peut être tenté de multiplier les conseils thérapeutiques et les rencontres avec des spécialistes. Si demander un second avis médical est en effet un droit des patients, la démarche n’est cependant pas si évidente. Face aux réticences de certains oncologues, les recours existent.

L’hôpital, lieu si essentiel à la guérison, souffre lui-même de nombreuses carences. Alors qu’il est nécessaire de faire évoluer le rapport entre malades et  monde hospitalier, l’idée d’une humanisation des soins se répand peu à peu dans l’Hexagone. Une petite révolution philosophique et médicale qui profite finalement à tous, patients et soignants, mais tarde à arriver en cancérologie. 

 

En matière de cancer, le terme de « guérison », pourtant si attendu, fait peur. Ni les oncologues, ni les soignants, ni les proches n’osent l’employer. La majorité des malades eux-mêmes, même ceux considérés comme rescapés depuis de longues années, se refusent à se dire « guéris ». Comment expliquer une telle réticence ? 

En réaction aux critiques exposées par le journaliste Antoine Spire, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l’hôpital Saint-Antoine, répond.  Selon elle, la clinique en cancérologie est la plupart du temps de qualité, la prise en charge personnalisée des patients aussi. Elle reconnaît toutefois que le manque de temps et de formation des médecins  reste un problème à endiguer.

A eux trois, ils signent le livre évènement de cette fin d’année en matière de cancérologie. Henri Pujol, chirurgien cancérologue et Président de la Ligue nationale contre le cancer de 1998 à 2007 et ses deux fils, Jean-Louis,  cancérologue  et  Pascal,  oncogénéticien, invoquent l’importance de l’humain dans leur pratique.