témoignage | la maison du cancer

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Tout d’abord, bonjour à tous.

Je viens pour la première fois sur un site et un forum pour parler de cette maladie que l’on repésente par un crabe (pauvre bête). C’est en Avril 2009 que mon cancer du rein droit a été diagnostiqué puis confirmé après les nombreux examens que chacun d’entre vous connait bien. Découverte fortuite puisque j’étais à ce moment là en congés j’ai alors consulté mon médecin traitant pour une gène et des douleurs au niveau du foie, craignant un problème à la vésicule biliaire, celui-ci m’a demandé de faire réaliser une échographie du foie, le radiologue n’ayant rien constaté d’anormal à cet endroit a prolongé l’examen en allant vérifier vers les reins et c’est à partir de ce moment que tout c’est emballé. Lors de la découverte de cette maladie, il a été constaté une tumeur relativement importante au rein droit (8cmx4x6), des métastases aux poumons mais rien au cerveau. J’ai alors compris de quoi il s’agissait bien que le mot “cancer” n’ait jamais été prononcé, j’en ai alors parlé à mon médecin traitant qui n’avait pas osé le dire. Je suis suivis à l’hôpital de la Pitié-Salpérière au service Urologie. Fin Mai 2009 début du traitement par chimiothérapie avec du SUTENT à 50mg, avec les effets secondaires que chacun peut imaginer ou connait. Deux premiers cycles m’ont conduit jusqu’à la mi Août 2009 et l’ablation du rein droit et un suivi très stricte du rein gauche. Depuis je suis toujours sous SUTENT 50mg plus tout les autres médicaments pour limiter les effets secondaires. (pour infos un cycle c’est 28 jours de traitement à raison de une gélule de SUTENT 50mg par jour et 14 jours d’arrêt) J’ai la chance de pouvoir suivre mon traitement à domicile, d’être entouré par ma famille qui prend régulièrement de mes nouvelles, et le soutient quotidien de mon fils et de mon épouse que je ne remercierais jamais assez.

Le fait d’avoir intégré cette maladie, de l’avoir accepté m’a permis de me battre jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus vivre en moi, peut-être ne guérit-on pas d’un cancer mais au moins peut-on l’emmener en rémission.

La mort, bien sûr que j’y ai pensé, mais c’est justement cela qui m’a fait comprendre que si elle est inélucatble pour chacun d’entre nous, il ne fallait pas pour autant la laisser nous emporter trop tôt.
Il est vrai aussi que depuis le début de ma maladie, je regarde et vois la vie autrement, j’essaye de profiter au mieux de chaque instants et de prendre le temps de vivre.

Je voudrais souhaiter beaucoup de courage à tous ceux qui comme moi se battent pour s’en sortir et leur dire qu’il ne faut jamais rien lâcher.

Merci à vous d’avoir pris le temps de me lire, à bientôt.