Consensus autour de quelques conseils nutritionnels | la maison du cancer

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Certaines études estiment que près d’un tiers des cancers ont pour cause directe un déséquilibre alimentaire. On trouvera toujours des contre-études qui réprouveront ce fait mais en attendant, un certain consensus international semble se dégager autour de règles simples de prévention alimentaire.

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Cela fait plusieurs décennies, avec l’avènement de la nourriture industrielle, que médecins et nutritionnistes insistent sur la nécessité de manger équilibré. Avec chaque jour dans une assiette, en proportion raisonnable, les aliments de chaque groupe (protéines, féculents…). Le discours d’origine devait veiller à maintenir la population en bonne forme. On pensait encore en termes de carences potentielles.

Cette idée d’un nécessaire équilibre nutritionnel en relation avec la santé a globalement peu évolué sur le fond en trente ou quarante ans, mais ses objectifs, oui. On ne pense plus en termes de carences, mais de surcharge pondérale et de prévention des maladies cardio-vasculaires. Et c’est assez récemment que ce discours s’est enfin appliqué à la lutte contre le cancer et surtout diffusé auprès du grand public, au vu des nombreuses études internationales menées sur ce sujet.

Ce que nous montre ce rapide et très schématique survol de l’histoire, c’est l’importance cruciale de la nourriture face à la maladie. On estime aujourd’hui que près d’un tiers des cancers ont pour cause directe un déséquilibre alimentaire*. C’est énorme, et surtout, cela signifie que les possibilités d’agir sur ces cancers sont, en théorie, simples à mettre en œuvre. Il suffit de changer, un peu, pas forcément radicalement, ce que nous mangeons et en quelle quantité nous le mangeons.

Il existe aujourd’hui, sur cette problématique de l’impact de la nutrition sur la prévention du cancer, un relatif consensus international

augmenter et diversifier les rations quotidiennes de fruits et légumes dans leur ensemble

– restreindre la consommation de viande rouge, de charcuteries et de produits salés, tout comme celle d’alcool

– Retourner à une alimentation simple, variée, raisonnablement quantifiée, sans recours systématique aux préparations industrielles abritant de mauvaises graisses.

Il n’existe pas d’aliment miracle pour se protéger des maladies, qu’elles soient cardiovasculaires ou cancéreuses. C’est notre attitude globale face à notre assiette qui en est la clé.

Aurélie Laglantine

 *Cf Y.A Vano et S.M Schneider, Alimentation et cancer, quelles évidences, quelles recommandations, Oncologie, Avril 2009.

Sources  :Brochure Nutrition et prévention des cancers, des connaissances scientifiquesaux recommandations. Programme National Nutrition et Santé.D. Gringras, R. Beliveau, Les aliments contre le cancer, Editions Solar

M. Hamm, Les 13 aliments contre le cancer, Anagramme éditions

photo: Nicolas Fèvre