Au secours, je ne sais plus quoi manger! | la maison du cancer

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J’ai lu de multiples livres sur l’alimentation anti-cancer. J’ai commencé à agrémenter tous mes plats de curcuma et de poivre noir, à manger de l’ail à gogo, des brocolis, etc… Grand bien m’en fasse mais au bout d’un moment, ca lasse. Petit à petit, la  discipline culinaire s’est lamentablement assouplie.

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Retour de la crème fraiche, des yaourts, des plats sans épices. Après tout, j’étais en chimio et j’avais bien le droit de me relâcher un peu. Pause. Quelques mois plus tard, voilà ce que ca me reprend. Je sais qu’une « bonne » alimentation est un facteur important dans mes chances de guérison. Alors, je prends rendez vous avec un nutritionniste. Il m’explique qu’en suivant drastiquement le régime prescrit, certains se sont sortis de situation bien plus dramatique que la mienne.

Après m’avoir longuement interrogée sur mes habitudes alimentaires, il sort papier et crayon. Et me déroule, sous mes yeux de plus en plus incrédules, mes prochains menus. Si les repas, déjeuner et diner, me paraissent acceptables, le petit déj est un must. Exit le pain, le beurre, la confiture, etc, mais une mixture confinant à la bouillie, à base d’épeautre (et pas n’importe laquelle, achetée dans UN magasin parisien, le seul qui vende de l’épeautre non trafiquée), mélangée à des cuillères de graines de courges, etc… Il me dresse une liste de tous les interdits, pour le coup, sans surprise car je le rappelle, j’ai déjà ingurgité nombre de livres sur le sujet !

De tout ça, je n’ai finalement pas fait grand-chose. J’y viendrai, à ces mixtures du matin, un jour. En attendant, je me suis bricolée quelques règles, il est vrai, les plus faciles. Ainsi, j’ai banni les yaourts et le lait. Mais avec les effets prématurés et sympathiques de la pré-ménopause, que vont devenir mes os ? Vont-ils s’effriter par manque de calcium, me conduisant tout droit à l’ostéoporose ? Marre marre et remarre, allez zou, aujourd’hui je transgresse tout bon sens : plaidant « coupable » mais ravie de cette horrible transgression, j’engouffre mon énorme hamburger, devant l’œil goguenard du clown mascotte de l’enseigne…

Anouchka