A quand la fin des effets secondaires ? | la maison du cancer

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En discutant avec des salariés de Aides (l’association de lutte contre le sida), j’ai appris à ma grande surprise que les traitements d’aujourd’hui ne seraient quasiment plus assortis d’effets secondaires. Alors ma question est simple : a quand la fin des effets secondaires pour les chimio ?

En discutant avec des salariés de Aides (l’association de lutte contre le sida), j’ai appris à ma grande surprise que les traitements d’aujourd’hui ne seraient quasiment plus assortis d’effets secondaires. Alors ma question est simple : a quand la fin des effets secondaires pour les chimio ? Je n’ai pas une si longue expérience de la chose mais quand même. En neuf mois, j’en ai expérimenté quelques uns. Certes,  par rapport à 2004 (date de ma première chimio), les progrès ont été énormes et je n’ai pas, cette fois-ci il est vrai, rendu mes tripes après chaque chimio. En revanche, j’ai testé le décollement progressif des ongles de mains, charmante petite torture. Je passe sur le fait qu’il m’était impossible de manipuler des boutons et de tenir un stylo. En parallèle, je n’ai rapidement plus senti le bout de mes doigts de mains et de pieds. Rien d’irréversible heureusement mais pas vraiment plaisant. Puis, j’ai changé de protocole, m’orientant vers une chimio orale. Alors, voyons voir : d’abord, j’ai guetté l’avènement du fameux syndrome « mains pieds ». La plante de mes pieds est vite devenue brûlante. Un peu comme une peau qu’on frotterait hardiment sur une semelle d’espadrille. Hydratation maximum, pansements épais sous les pieds, et me voilà repartie pour la marche. Mais voici qu’une autre douleur s’est invitée sournoisement dans ma vie. A 43 ans, j’ai hérité des articulations de mon arrière grand-mère. A chaque fois que je me déplie, mes genoux, chevilles, hanches me font un mal de chien. Sans parler de mon épaule gauche qui me fait souffrir de son côté. Enfin, et cela vient de sortir en rayon, je me réveille désormais avec les doigts gonflés, et de grandes difficultés à replier mes phalanges. Bon, a part ça, rien de grave. « On fait avec » , comme dirait l’autre. Mais s’il est parfaitement exact que ces traitements nous octroient un cadeau ô combien précieux, celui de vivre plus longtemps, pourquoi ne pas pousser les progrès jusqu’à lutter en parallèle contre ces effets indésirables ? Ah, j’avais oublié la perte des cheveux qui reste un sujet très traumatisant. A ce jour, la réponse réside avant tout dans les changements de protocole, ce qui revient à troquer des effets secondaires contre….d’autres effets secondaires ! Anouchka