Est-on mieux soigné par un médecin qui ne vous aime pas? | la maison du cancer

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C’est la question délicate posée par le sénologue Dominique Gros dans la revue Oncomagazine. Après une erreur de diagnostic sur une patiente qu’il “aimait bien”, le médecin s’interroge sur les effets, positifs et négatifs, de la proximité relationnelle malade/soignant. Chacun ne préfère-t-il pas légitimement un bon médecin qu’un médecin bon? “Il était tôt. D’un air las, une employée finissait de laver le sol du couloir. L’endroit n’avait pas encore son ambiance ni son fond sonore habituels, faits de bavardages, silences inquiets, larmes furtives, éclats de rire, questions – ” Ce sera encore long?”, “Ca fait mal?”, “Quand dois-je revenir?”… La salle d’attente était vide, enfin presque: une femme m’y attendait déjà. C’était Nathalie.

D’un bond, elle s’était levée et précipitée vers moi. Dans ses yeux, on lisait une peur panique mêlée d’impatience et de désarroi. J’avais l’habitude, ce n’était pas la première fois que Nathalie débarquait dans cet état. “Il faut que je vous voie, tout de suite!”, me dit-elle. Puis, baissant la voix comme si elle me livrait un secret devenu trop lourd à porter, elle ajouta: “C’est le sein gauche…”..”

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