Pénurie d'oncologues en vue. | la maison du cancer

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Plus de malades, moins de cancérologues pour les soigner ? C’est ce qui nous attend, si des mesures efficaces ne sont pas prises. Le rapport du Professeur Jean-Pierre Grünfeld, « Recommandations pour le Plan Cancer 2009-2013 », alerte les autorités sur ce sujet. Les oncologues médicaux, par exemple, ne sont déjà plus assez nombreux. De plus, ils sont répartis inégalement sur le territoire. L’inégalité d’accès aux soins ne fera que se renforcer si l’on n’y prend garde…

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L’emploi du temps des oncologues n’a rien d’une promenade de santé. Soyons clairs : ils sont débordés. Ils enchainent à marche forcée consultations, réunions, etc… Et nous, patients avons quelques scrupules à les accaparer sur notre cas personnel car c’est autant de malades qui vont attendre, attendre…derrière la porte.

 Malheureusement, la situation risque d’être plus problématique encore dans les années à venir : le nombre des patients continuera d’augmenter là où le nombre d’oncologues devrait baisser…

C’est le constat quelque peu inquiétant dressé par le rapport du Docteur Jean-Pierre Grünfeld, (rapport au président de la république « Recommandations pour le Plan Cancer 2009-2013 »). « Les métiers dont la situation est particulièrement préoccupante dans le champ de la cancérologie sont l’oncologie médicale, l’oncologie radiothérapie, l’anatomocytopathologie et la radiophysique médicale ». Zoom sur les oncologues médicaux, ces spécialistes des traitements médicamenteux contre les tumeurs : « beaucoup de pays, les Etats-Unis en tête, sont particulièrement vigilants pour assurer, dans les années qui viennent, le maintien d’une bonne démographie en oncologie médicale. Notre pays affiche, sur ce sujet, un retard déjà important puisque la densité en oncologues médicaux y est de 0,85 pour 100 000 habitants contre 1,8 aux Etats-Unis. … Ils restent insuffisamment nombreux et surtout très inégalement répartis sur le territoire. Certaines régions, comme la Picardie et la Basse-Normandie, peuvent ainsi être considérés comme des zones ayant un risque fort de pénurie si on croise les trois indices que sont le nombre de ces spécialistes (densité de 0,16, la structure par âge de la population et l’incidence des cancers) ».

 Et le rapport de souligner que la souffrance des soignants face à la gravité de la maladie,  la mort des patients, la peine physique et morale endurée par les malades n’encourage pas les vocations… “Premier enjeu du Plan Cancer : renforcer l’attractivité de la cancérologie”, dixit le rapport. En effet, une priorité absolue si notre pays veut continuer à lutter efficacement contre ce fléau. Et si nous patients,  nous ne voulons pas à avoir à camper dans les couloirs…

Anouchka

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