Protégeons nous des petites douleurs | la maison du cancer

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Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.

Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.

Un épiphénomène, certes, car elles sont plutôt expertes, nos blouses blanches. Il n’empêche. Après toutes ces semaines de traitements, notre seuil de tolérance à la douleur est en chute libre. Un ras le bol d’être trituré qui s’exprime par un rejet en bloc de ces toutes petites souffrances. Alors, j’ai décidé d’assumer. Désormais, pour chaque scanner (à raison d’un tous les trois mois), je me patche ! Précisons derechef que je n’ai aucune accointance avec les vendeurs de patchs. Mais que je leur sais gré de m’éviter de souffrir inutilement. Une heure et demi avant la perfusion, je me scotche sur le bras mon anti-douleur. « Comme pour les enfants », dis-je à une infirmière, revendiquant bêtement ma couardise. « Vous avez bien raison, m’a-t-elle répondu, et d’ailleurs, de plus en plus d’adultes y recourent ». Ainsi, nous serions quelques uns à « être à saturation » au bout de ce long parcours … Sans autre honte ni jugement de valeur sur notre courage, évitons alors ce qui est évitable. D’ailleurs, cela vaut aussi pour le labo du coin, celui où on se rend pour les sempiternelles prises de sang de contrôle. Au fil du temps, j’ai repéré celle qui pique comme une fée, et l’autre comme une brute. Je me débrouille souvent pour venir lorsque je suis certaine de tomber sur la plus experte des piqueuses. Pourquoi ne pas se ménager, un peu ? Anouchka

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